L’opposant tonitruant Port-Gentil, Féfé Onanga, a été arrêté à 7 heures du matin ce mercredi par la Gendarmerie, puis amené au tribunal avant d’être libéré en fin de matinée, a-t-on appris de son porte-parole. Il y a trois jours, Féfé Onanga avait déclaré qu’Ali Bongo «est mort», emboîtant le pas aux propos du leader syndical Jean-Rémy Yama, à l’encontre duquel la justice a lancé des poursuites pénales il y a une semaine.

Féfé Onanga, président du Mouvement populaire des radicaux (MPR), interpellé puis remis en liberté ce 10 juillet 2019. © D.R. (Image d’archive)

 

«Dès 4 heures du matin, les forces de l’ordre avaient encerclé toute la zone où habite Féfé Onanga. Ils ont commencé par fouiller la maison de sa mère avant de se diriger vers la sienne. Et c’est à 7 heures du matin qu’ils l’ont arrêté», a indiqué à Gabonreview le porte-parole de M. Onanga, Cyr Gervais Assoumou.

Après avoir été gardé à la Direction générale des recherches (DGR) de Port-Gentil, situé dans un ancien camp de l’armée française, l’opposant a été emmené en fin de matinée au tribunal.

A 11h30, Féfé Onanga est ressorti du Palais de Justice, où il a simplement déclaré «on rentre» à ses proches qui l’attendaient, explique Cyr Gervais Assoumou.

Pour Féfé Onanga, Ali Bongo «est mort»

Dimanche, Féfé Onanga – par ailleurs président du Mouvement populaire des radicaux (MPR) – avait emboîté le pas aux propos du leader syndical Jean-Remy Yama. Celui-ci avait déclaré mardi 2 juillet qu’«Ali Bongo est mort».

«Qu’Ali Bongo vienne à la télévision, qu’il dise aux Gabonais «voilà je vis» […] parce que moi aussi je dis qu’il est mort. Tout le monde ici, tous les Port-Gentillais, nous disons qu’Ali Bongo est mort. Et nous l’avons dit plus d’une fois que, pour nous, Ali Bongo c’est du passé», lançait Féfé Onanga dans une vidéo diffusée en ligne il y a trois jours par Kongossa 241. «Ce qui nous intéresse c’est de voir Ali parler, marcher, et être touché par les Gabonais», continuait l’opposant, invitant le président de la République à se rendre au marché de Mont-Bouët ou au carrefour Rio.

Jean Rémy Yama «peut-être à l’abri» ou «enlevé par le pouvoir»

Le leader syndical Jean-Rémy Yama, à l’encontre duquel la justice a lancé des poursuites pénales pour avoir déclaré que Ali Bongo «est mort», n’est quant à lui plus visible depuis quelques jours.  «Nous n’avons aucune idée de là où il se trouve. Il s’est peut être mis à l’abri, ou il a été enlevé par le pouvoir», indique Louis Patrick Mombo, secrétaire général de la coalition syndicale Dynamique Unitaire, dont M. Yama est le président.

La santé d’Ali Bongo continue d’animer les débats et cristalliser les tensions. Début mai, la demande d’examen médical lancée par le collectif «Appel à agir» pour déterminer si le président est toujours apte à gouverner après ses ennuis de santé avait été rejetée par le tribunal de première instance de Libreville.

La vidéo de la fâcheuse déclaration de Féfé Onanga est visible ICI.

 
 

6 Commentaires

  1. Julien dit :

    Merci Féfé pour ton courage. Moi aussi j’affirme que BOA est MORT. Venez m’arrêter, je suis à Akebe. BANDE DE VOYOUS !

  2. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    1990 est il foulé, piétiné ou rendu caduque par la nouvelle génération d’incultes valets esclaves de la médiocre franc-maçonnerie? Veut elle vraiment déclencher la guerre civile? BWETE. /

  3. Pure intimidation. Il faudra plus que ça pour ébranler la détermination de cet illustre opposant. Le sosie qui a déclaré qu’il n’y aura pas de vacances du pouvoir sera démasqué et traîné dans les rues de Libreville.

  4. Carlo dit :

    Trop c’est trop …
    Nous sommes tous Onanga FéFé …
    Nous sommes tous Jean Rémy YAMA …

  5. La solution, c’est nous présenter le Président de la République qu’on ne voit plus depuis un moment… YOBE

  6. Libérez Jean Remy YAMA s’il vous plait, sa plainte est belle et bien fondée…

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