La famille de Privat Ngomo et le ROLBG de Georges Mpaga ont demandé, dans une lettre ouverte adressée aux « organisations de défense des droits de l’homme et des libertés », que celles-ci fassent pression sur les autorités gabonaises et françaises pour libérer l’activiste proche de Jean Ping, placé sous mandat de dépôt après avoir manifesté devant l’ambassade de France à Libreville mi-juillet. 

Le ROLBG et la famille de Privat Ngomo estiment que celui-ci est un «prisonnier politique» subissant des «violations répétées de ses droits». © Youtube

 

Aux « défenseurs des droits de l’homme et des libertés », le Réseau des organisations libres de la société civile (ROLBG) et la famille de Privat Ngomo – représentée par son frère Jean-Juste Ngomo – demandent, dans une lettre ouverte datée de vendredi 25 octobre, d’« exiger des autorités gabonaises et françaises la libération sans condition de M. Privat Ngomo ».

L’opposant est toujours placé sous mandat de dépôt depuis le 16 juillet. Il avait été arrêté le 12 juillet après avoir momentanément bloqué la route, accompagné de quelques manifestants, devant l’ambassade de France à Libreville, demandant à Paris de cesser de soutenir le pouvoir d’Ali Bongo et de reconnaître la victoire de Jean Ping.

“Prisonnier politique”

Dans la lettre ouverte, le ROLBG et la famille estiment que M. Ngomo est un « prisonnier politique » qui a par ailleurs subi des « violations répétées de ses droits », comme une garde à vue de cinq jours. Défendu par Francine Meviane, Éric Iga Iga et Jean Rémy Batsantsa, l’activiste n’a pas non plus réussi à obtenir une mise en liberté provisoire, malgré plusieurs demandes.

Le ROLBG et la famille regrettent également « le silence des autorités françaises devant ce cas flagrant de détention arbitraire », n’hésitant pas à fustiger eux aussi « la mainmise de la France sur la vie politique et économique du Gabon ».

Informaticien à l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), Privat Ngomo était connu pour ses positions politiques à l’encontre du système Bongo qu’il publiait sur internet, et notamment sur son blog.

 
 

2 Commentaires

  1. Milangmissi dit :

    Bien sûr que Privat Ngomo est un prisonnier politique, ce dernier n’a commis aucun délit de droit commun, il est détenu car il s’est opposé au nouveau maitre de Libreville maintenant venir exiger sa libération sans aucun moyen de pression c’est un peu ridicule mais bon ainsi va le Gabon…
    “La faiblesse est le courage des autres.” André Brochu

  2. Serge Makaya dit :

    Et que faites-vous des autres prisonniers politiques qui croupissent en prison bien avant Ngomo Privat ?

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