La famille de Privat Ngomo est sortie de sa torpeur, le 18 octobre à Libreville. Elle a exigé la «libération» de son fils, qu’elle dit compter «parmi les prisonniers politiques incarcérés au Gabon».

Jean-Juste Ngomo, porte parole de la famille de Privat Ngomo lors du point presse. © Gabonreview

 

Privat Ngomo est-il venu grossir la liste des prisonniers politiques au Gabon ? Oui, à en croire sa famille qui, le 18 octobre à Libreville, a exigé sa «libération» trois mois après son incarcération. Pour la famille, cette interpellation n’est «fondée sur aucun argument de droit». Elle vise simplement à bâillonner un patriote panafricaniste dans son «engagement à dénoncer le régime gabonais et ses rapports de dénomination et de spoliation que la France entretient avec ses anciennes colonies».

Privat Ngomo avait été interpellé le 12 juillet après avoir dénoncé, dans une déclaration baptisée «Opération Lumumba» ayant duré 10 minutes, «l’ingérence néocolonialiste de la France au Gabon avant de l’inviter a reconnaitre la victoire de Jean Ping face à Ali Bongo à l’élection présidentielle de 2016 pour sortir le Gabon de la crise dans la laquelle il est plongé». Il a été placé sous mandat de dépôt, le 16 juillet, après sa première comparution pour des faits d’atteinte à la sureté de l’Etat, incitation à la rébellion, propagation de fausses nouvelles et trouble à l’ordre public.

Curieusement, a relevé sa famille, lors de sa deuxième comparution intervenue trois jours après, «seuls les chefs d’accusation de propagation de fausses nouvelles et trouble à l’ordre public, requalifié en entrave à la circulation routière ont été retenus». Depuis ce jour, Privat Ngomo s’est notamment vu refuser trois demandes successives de mise en liberté provisoire introduites par son avocat, en dépit de toutes les garanties de représentation.

Pour la famille de l’activiste en prison, «ce dossier a trainé trois semaines au parquet avant que le refus ne soit notifié». Plus grave regrette sa famille, l’ordonnance de clôture de l’instruction de l’affaire n’aurait toujours pas été signée, alors que techniquement achevée depuis le 30 juillet dernier. «Cette impasse rallonge la transmission au tribunal pour la fixation de la date de jugement. Ce qui rend de facto la détention de Privat Ngomo illégale. Au regard de toutes ces circonstances, notre fils est bel et bien un prisonnier politique», a conclu la famille, invitant toutes les personnes éprises de paix de se joindre à elle pour les futures actions qu’elle entend mener.

 
 

2 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    BWETE recommande d’interrompre ce machiavélisme moyenâgeux le plus rapidement possible. A moins d’accepter la considération de débiles mentaux. Comment des êtres censés, ayant adopté eux mêmes en 1990 pendant la “Conférence Nationale” le principe du pluralisme et de la démocratie multipartisme, peuvent ils encore accepter complaisamment l’usage de sa négation : prisonnier d’opinions politiques? A quel jeux jouent exactement ses adeptes valets esclaves africains en général et gabonais en particulier de la médiocre franc-maçonnerie? BWETE. /

  2. Sophie Obiang dit :

    Désolé pour Privat Ngomo, mais il faudrait arreter avec ces délires sur la Francafrique et les élections de 2016. Il y a des manieres plus contsructives de faire avancer le Gabon.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW