Souvent mis à l’écart, le Syndicat libre des transporteurs terrestres (Syltteg) devrait intégrer la commission chargée de déterminer les prix des produits pétroliers en tant qu’observateur.

Des représentants du Syltteg, le 14 juin 2018, au ministère du Pétrole et des Hydrocarbures. © Facebook/MPH

 

Le Syltteg et Pascal Houangni Ambouroue, en réunion, le 14 juin 2018. © Facebook/MPH

Annoncées la semaine dernière, alors que le syndicat décidait de suspendre son mouvement de grève prévu du 11 au 13 juin, les négociations ont bel et bien démarré entre le Syltteg et le gouvernement. Celles-ci pourraient déboucher sur l’adoption de l’une des principales revendications des transporteurs : leur implication dans la prise de décisions susceptibles d’impacter leur domaine d’activité.

A la faveur d’une réunion, jeudi 14 juin à son cabinet, le ministre du Pétrole et des Hydrocarbures a proposé à Jean Robert Menié et ses compagnons d’intégrer la commission chargée de déterminer les prix des produits pétroliers en tant qu’observateurs. Cette proposition, selon Pascal Houangni Ambouroue, vise un double objectif : «améliorer le panier de la ménagère» et «améliorer les conditions de travail des trasporteurs».

Ayant souvent été mis à l’écart de la prise de décisions, les transporteurs terrestres ont favorablement accueilli la proposition du ministre. Pour le président du Syltteg, «la décision de faire intervenir la société civile dans la commission de fixation des prix des produits pétroliers est une bonne chose». Bien qu’impliqué en tant qu’observateur, le Syltteg se voit désormais comme «un acteur», plutôt que la victime des hausses successives de prix des carburants intervenues ces trois derniers mois.

Les négociations entre le Syltteg et le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures devrait également aboutir à «la création d’une commission devant travailler sur les solutions périphériques» ayant trait au secteur des transports.

 
GR
 

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