Dans une correspondance adressée au président du tribunal de Libreville, le 13 mai, les avocats de Bertrand Zibi Abeghe, à travers maître Eric Moutet, ont exigé la photographie de l’arme retrouvée au domicile de l’ancien député de Minvoul, lors de la perquisition. Ils veulent ces images au plus tard le 22 mai prochain, sous tous les angles, y compris le numéro de l’arme à feu polémique.

Incarcéré depuis le 31 août 2016, Bertrand Zibi n’est toujours pas jugé. © D.R.

 

Affirmant n’avoir pas eu accès à la pièce à conviction et pour une meilleure défense de leur client et le respect de sa défense, les avocats du détenu, par la voix de maître Eric Moutet, ont saisi le Tribunal de Libreville le 13 mai. Les hommes en toge ont exigé que soit photographiée sous tous les angles, y compris le numéro de série, l’arme retrouvée au domicile de l’ancien député, pendant l’audience correctionnelle prévue dans le cadre de l’interminable procès de Bertrand Zibi Abeghe.

Détenu à la prison centrale de Libreville depuis 29 mois pour «détention illégale d’armes à feu», Bertrand Zibi Abeghe, ancien député démissionnaire du Parti démocratique gabonais (PDG) et soutien de Jean Ping lors de la présidentielle d’août 2016, comparaîtra le 22 mai prochain dans le cadre d’une audience correctionnelle.

«Au regard de l’importance de cette pièce à conviction dans la défense de mon client, mes confrères au Gabon et moi demandons que cette arme soit photographiée sous tous les angles, y compris le numéro de série pendant le procès du 22 mai 2019 afin que nous puissions en temps réel procéder à la vérification des informations par nos experts», a indiqué maître Eric Moutet, comptant sur l’intervention du président du Tribunal, pour le respect des droits de la défense.

Bertrand Zibi Abeghe a été arrêté le 31 août 2016 dans le contexte des manifestations contre les résultats de l’élection présidentielle au Gabon. Il a été inculpé des délits d’instigation aux violences, de manœuvres de nature à provoquer des troubles ou manifestation contre l’autorité de l’Etat, instigation aux violences et voies de fait, et de non-assistance à personne en danger, avant de voir toutes les charges abandonnées à l’exception de la détention illégale d’arme à feu. Pour les membres de la société civile, cette détention est purement et simplement de «nature politique».

 
 

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