Après 16 mois de détention à la prison centrale, Frédéric Massavala Maboumba était jugé le 25 janvier à Libreville, en audience correctionnelle, pour provocation d’un attroupement non armé et instigation aux actes de nature à provoquer des troubles. À l’issue de l’audience, le verdict a été fixé au 8 février.

Frédéric Massavala, en 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Arrêté le six septembre 2017 par les éléments de la Direction de recherches, puis placé sous mandat de dépôt deux jours plus tard, Frédéric Massavala Maboumba était à la barre le 25 janvier à Libreville.

L’ancien ministre et soutien de Jean Ping est jugé pour provocation à un attroupement non armé et instigation aux actes ou manœuvres de nature à provoquer des troubles et manifestations contre l’autorité de l’Etat. À l’issue des réquisitions du procureur et les plaidoyers de la défense, le délibéré a été fixé 8 février prochain.

Au sorti de la salle d’audience, les conseils de Frédéric Massavala Maboumba ont fondé l’espoir de voir leur client relaxer dans les prochains jours. « Massavala ne peut être coupable des faits qui lui sont reprochés (…), il n’y a rien sur le plan du droit dans cette affaire. C’est un procès politique. C’est pourquoi nous avons demandé au tribunal de se laver les mains et laisser les politiques juger Massavala en le relaxant purement. Je n’ai aucun doute même par extraordinaire sur la relaxe prochaine», a déclaré Me Henry Motendi Mayila.

Même sentiment pour Me Chansel Guissinga. «Il est question de rétablir un homme dans sa dignité et je pense que les juges ont été réceptifs», a-t-il expliqué. Venue assister au procès, Charlotte Massavala, l’épouse du est «confiante» sur l’élargissement de son mari, «au regard du déroulé de l’audience ».

Incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis le 8 septembre 2017, Frédéric Massavala Maboumba aurait dû, selon ses avocats, être jugé depuis. D’autant plus que «son dossier est sorti du cabinet du juge d’instruction depuis le 18 septembre 2017 mais il est malheureusement maintenu en prison.», a regretté Me Henry Motendi Mayila.

À l’exemple de l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe et d’autres partisans de Jean Ping dont Landry Amiang Washington, Pascal Oyoungou, Hervé Mombo, Fréderic Massavala est considéré par l’opposition comme un prisonnier politique incarcéré par le régime d’Ali Bongo.

 
 

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