Déployé dans sept des neuf provinces du Gabon, le projet d’Appui à la loi sur la faune (AALF) a permis d’enregistrer 32 opérations de protection de la faune et des ressources naturelles du pays.

Le projet AALF a enregistré en 2018, 32 opérations de protection de la faune et des ressources naturelles du pays, 78 personnes interpellées (photo d’illustration). © D.R.

 

L’ONG Conservation Justice vient de publier le bilan 2018 du projet d’Appui à la loi sur la faune (AALF) lancé en 2010. Les conclusions tirées au terme de l’exercice précédent soulignent «la faiblesse des sanctions infligées par la justice aux indélicats, à la suite des condamnations».

Il ressort de cela que 32 opérations de lutte contre le trafic de faune et des ressources naturelles du Gabon ont été réalisées. De même, 78 personnes ont été mises aux arrêts, majoritairement dans l’Ogooué–Ivindo.

En 2018, en effet, cette province a enregistré le plus grand nombre d’arrestations, soit 16 au total. Suivent, respectivement, les provinces de l’Estuaire (13 arrestations) et de la Nyanga (13 arrestations), du Woleu-Ntem (9 arrestations), Haut-Ogooué (9 arrestations), Moyen-Ogooué (8 arrestations), Ngounié (7 arrestations), Ogooué-Lolo (3 arrestations). «L’ensemble des cas jugés a résulté en 56 condamnations dont 53 avec emprisonnement ferme. En moyenne, les juridictions infligent 4 mois et 20 jours d’emprisonnement», déplore Conservation Justice.

Selon le constat fait par le projet AAF au cours de l’exercice 2018, la province de l’Ogooué-Lolo est celle qui a appliqué les peines les plus dissuasives, avec une moyenne de huit mois d’emprisonnement ferme. Viennent ensuite le Haut-Ogooué (moyenne de 6 mois), le Moyen-Ogooué et la Nyanga, avec une moyenne de 5 mois chacune. «Les autres juridictions ont appliqué des sanctions en dessous de la moyenne nationale. Les peines de prison paraissent particulièrement faibles dans les provinces de la Ngounié (2 mois) et du Woleu-Ntem», précise Conservation justice.

S’agissant des nationalités des trafiquants arrêtés, elles sont diverses. Soit : 51 Gabonais, 7 Maliens, 5 Camerounais, 4 Burkinabés, 3 Ivoiriens, 3 Nigérians, 3 Sénégalais, 1 Chinois, 1 Nigérien. «Parmi les personnes arrêtées, 66 cas sont mêlés au trafic d’ivoire, 11 sont mêlés au trafic de peaux de panthère. Trois autres sont mêlés au trafic des produits variés (écailles de pangolin, viande de brousse)», révèle le bilan 2018 du projet AAF.

Les saisies effectuées à l’occasion de ces opérations se résument comme suit : 126 pointes d’ivoire ainsi que des centaines de morceaux, pour 429,44 kg au total, 8 peaux, des dents et des poils de panthère, 3 armes de chasse (2 calibres 12 et une carabine 375) et 10 munitions.

Conservation Justice dit avoir contribué au renforcement des capacités et organisé des formations durant l’année 2018. «Le projet AALF a organisé trois formations à l’endroit des magistrats et forces de l’ordre gabonais. Un total de 345 OPJ et magistrats, ainsi que des opérateurs économiques, en ont bénéficié», a conclu l’ONG.

 
 

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