À l’instar des autres pays du Bassin du Congo, la République centrafricaine (RCA) prend part à l’atelier régional sur la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières, du 11 au 12 février à Libreville. À cette occasion, le directeur de la faune et des aires protégées de RCA est revenu avec Gabonreview, le 11 février, sur les ambitions de son pays en prenant part aux travaux de Libreville.

Nestor Waliwa lors l’atelier régional sur la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières, le 11 février 2020 à Libreville. © Gabonreview

 

Gabonreview : Comment se porte la conservation de la faune dans les concessions forestières dans votre pays ?

Nestor Waliwa : En République centrafricaine, la protection de la faune dans les concessions forestières rencontre d’énormes difficultés. Nous disposons de 14 permis d’aménagement d’exploitation de la faune. Dans ce lot, une seule société applique la gestion de la faune dans sa concession forestière. Grâce à un protocole d’accord signé avec le gouvernement, cette société a œuvré à la mise en place d’une unité de lutte anti-braconnage. Ce qui n’existe pas dans les autres concessions forestières et la protection de la faune pose un véritable problème dans notre pays. Car il a été démontré que c’est l’exploitation forestière qui pose beaucoup de problèmes sur l’habitat de la faune et la conservation de certaines espèces animales dans les concessions forestières.

Concrètement, que va apporter cet atelier sous-régional à votre pays ? 

Cet atelier tombe donc à point, car il nous permettra de nous inspirer de l’expérience des autres pays pour améliorer la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières de notre pays.

Les difficultés de la Centrafrique sont-elles communes aux autres pays du Bassin du Congo ?

Dans la sous-région, nous avons tous des problèmes dont certains se ressemblent énormément. À l’instar du non-respect des normes par les sociétés forestières. Par ailleurs, il y a également beaucoup d’avancées. Nous sommes donc là pour prendre ce qui marche ailleurs, afin de la reproduire chez nous.

 
 

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