L’ex-vice-Premier ministre, Bruno Ben Moubamba, n’est pas sûr que l’armée soit prête à «tout déballer devant des juges civils», et en appelle plutôt à l’intervention de la justice militaire.

Le procureur de la République Olivier N’Zahou, en octobre 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

S’il condamne la tentative de putsch du 7 janvier, Bruno Ben Moubamba n’apprécie pas beaucoup que l’enquête ait été confiée à Olivier N’Zahou qui, dans une déclaration, mercredi, a informé de ce que les quatre prévenus présentés à la presse sont poursuivis pour «atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et de destruction de biens mobiliers et immobiliers, infractions». L’ex-vice-Premier ministre doute que le procureur de la République soit compétent pour traiter de cette affaire.

«Nous espérons que quelqu’un va expliquer au procureur de la République gabonaise que les affaires militaires ne relèvent pas de sa compétence mais relèvent de la justice militaire», indique-t-il sur sa page Facebook, ce jeudi 10 janvier. Le président de l’ACR doute, en effet, que l’armée soit prête à «tout déballer devant des juges civils».

Aussi, le gouvernement ayant confié l’enquête au procureur de la République apparaît-il aux yeux de Bruno Ben Moubamba comme le seul coupable de cette maladresse. «Mais ce gouvernement a perdu “la raison d’Etat”. Ce gouvernement est en train de créer une “légende des 4 Fantastiques” à la gabonaise. Mais bon, c’est son problème !», tranche l’opposant.

Placés en détention préventive, le lieutenant Kelly Ondo Obiang et ses présumés complices, bien que n’étant pas des civils, seront confrontés aux articles 68, 332 et 335 du Code pénal gabonais, tel qu’indiqué par Olivier N’Zahou.

 
 

3 Commentaires

  1. sergio dit :

    vraiment de telles incohérences font rigolé

  2. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    “LA DYNAMIQUE BWETE”
    Bruno Ben Moubamba confond insurrection à coup d’Etat. Jean PING avait raison de refuser en 2016 d’être candidat à l’élection présidentielle de 2016. Il n’y a pas encore de politiques et de politiciens africains en Afrique. Encore moins des opposants politiques gabonais à IBOGA (Gabon). Que tous ses supposés hommes et femmes politiques ne sont tous rien que des minables fraters franc-maçons au service de la franc-maçonnerie et des intérêts mafieux de l’occident, particulièrement de la France : NOS SUPPOSES CHEFS D’ÉTATS AFRICAINS SONT TOTALEMENT INDÉFENDABLES. BWETE. /
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION #
    “GABON D’ABORD”

  3. Le reveil dit :

    arrete d’alluciné man …peu importe le probleme toi tu divague …arrete meme dr ridiculiser les pingistes et soit à la page man!!!

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