Voulant s’inspirer des écoles conventionnées, le ministre de l’Education nationale, Francis Nkéa envisage réaménager le calendrier scolaire qui rendrait la rentrée académique effective dès le 1erseptembre de chaque année. L’idée risque de se heurter à la résistance des syndicalistes souvent enclins à paralyser les cours pour revendiquer les primes.

Dans l’encadré : le ministre de l’Education nationale, Francis Nkéa.© Gabonreview

 

Dès la rentrée scolaire 2019-2020, le calendrier des établissements scolaires publics sera arrimé à celui des écoles conventionnées du Gabon. Dorénavant, la rentrée des classes sera effective dès le 1er septembre de chaque année. Telles sont en tous cas les nouvelles mesures que souhaite mettre en place Francis Nkéa.

Invité le 24 décembre à la cérémonie de clôture du premier trimestre à l’école publique conventionnée de Gros Bouquet, le ministre de l’Education nationale a dit vouloir s’inspirer des écoles conventionnées pour mettre en place un nouveau calendrier scolaire au Gabon. «En s’inspirant de vous, nous envisageons, dès l’année prochaine, de faire en sorte que le calendrier de toutes les autres écoles publiques soit arrimé au votre», a déclaré l’ancien avocat d’Ali Bongo.

À en croire Francis Nkéa, l’idée de réaménager le calendrier académique «répond aux conditions édictées par l’Unesco, notamment en termes du nombre de semaines requises pour la validation d’une année scolaire». Si l’idée paraître ingénieuse, Francis Nkéa semble néanmoins occulter les grèves à répétition qui ont souvent perturbé les différentes années scolaires aux conséquences incalculables. Lancées généralement par les différents syndicats des enseignants pour revendiquer le paiement des primes, vacations ainsi que les meilleures conditions de travail, ces grèves s’étalent souvent sur des trimestres entiers, laissant bien souvent planer le spectre d’une année blanche.

Francis Nkéa a-t-il tenu compte de toutes ces contingences avant d’énoncer son idée de réaménagement de calendrier ? L’ancien avocat d’Ali Bongo a-t-il trouvé le remède contre les grèves des enseignants ? L’avenir tranchera.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

3 Commentaire

  1. diogene dit :

    Ce ne sont pas les écoles conventionnées (réservées à quelques privilégiés et payantes)qui dirigent l’éducation nationale française, mais l`’inverse. Donc notre sinistre de l’éducation bongolandaise va s’inspirer de son homologue français. Qui plus est seulement en s’alignant sur le calendrier de son regretté colonisateur.
    Rien sur les contenus, rien sur les langues locales,rien sur les programmes, rien sur les effectifs, rien sur les conditions de travail, rien sur le harcèlement sexuel, rien sur …l’essentiel.

    L’incapacité de nos dirigeants, usurpateurs de surcroît,à penser par eux même est affligeante.
    En quoi le calendrier français est il plus pertinent qu’un autre ?
    Les rythmes scolaires, puisqu’on se limite ici à ce sujet, sont extrêmement différents dans les pays européens de la même zone climatique. Les anglais, les allemands, les italiens, les belges, les etc… établissent leur calendrier en fonction de leur particularités, parfois différentiées d’une région à l’autre et d’un ensemble de conditions “éditées par l’UNESCO”, sans compter les impératifs budgétaires qui dominent l’éducation.

    200 élèves au CP, 100 en classe terminale , sommes nous dans des conditions identiques ?

    Si le “copier coller” est le mode de gouvernance, je peux, sombre crétin que je suis, prendre cet office dès aujourd’hui.( et à moindre coût pour faire des économies comme “édicter par le FMI”)

  2. Ce Ministre de l’Education Francis Nkéa, réagit comme s’il sera reconduit à ce poste au prochain gouvernement. A mon humble avis, cet Avocat de formation devrait envisager son retour au palais des juristes corrompus.

  3. Féros Ekuila dit :

    Hoooh! on aura tout entendu.

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