Prenant part au sommet sur l’économie de la faune sauvage, organisé au Zimbabwe du 23 au 25 juin courant, le fils aîné d’Ali Bongo est soupçonné d’y avoir représenté le président du Gabon dans le cadre d’un lobbying visant son adoubement à la tête du Gabon… après le fils d’Omar Bongo. Allant dans ce sens et ayant révélé cette présence gabonaise à Victoria Falls, un article du site Matindafrique.com fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. Les faits. Rien que les faits.

Nourredine Bongo au sommet sur la vie sauvage à Victoria Falls (Zimbabwe). © D.R.

 

Publié le 25 juin 2019 et titré «Nourredine Bongo représente le Gabon à un sommet africain au Zimbabwe», un article du site Matindafrique.com indique que «le fils aîné d’Ali Bongo se prépare à succéder à son père, visiblement affaibli par la maladie. À 27 ans, Nourredine Bongo est déjà dans la position de dauphin. Il fait du lobbying ces derniers temps à travers le monde. Du 23 au 25 juin courant, il a représenté le Gabon au sommet sur la vie sauvage à Victoria Falls, au Zimbabwe

Nourredine Bongo ne figure pas sur la photo officielle finale. © Voyages Afriq

Rayonnement diplomatique du pays hôte

Incontestablement, Nourredine Bongo a pris part au sommet sur l’économie de la faune sauvage, organisé au Zimbabwe aux dates susmentionnées. Assurément, il a été interviewé par des télévisions s’intéressant à la présence d’un fils de chef d’Etat à ces assises. Mais, y représentait-il son président de père ? À quel titre a-t-il donc participé à ce sommet ? Si treize chefs d’État y étaient annoncés, trois seulement y ont été : Mokgweetsi Masisi du Botswana, Edgar Lungu de la Zambie et Hage Geingobdela de la Namibie. Ce qui n’est pas vraiment un panel pour faire du lobbying bénéfique à un «dauphinat» au Gabon, les pays cités étant loin de la sphère d’influence à laquelle appartient Libreville. Le fait même qu’une dizaine de chefs d’Etat aient snobé la rencontre en dit long sur le rayonnement diplomatique du pays hôte.

Dans les faits, Nourredine Bongo n’était pas au Zimbabwe en tant que leader d’un pays. Il ne figure d’ailleurs pas sur la photo officielle finale pour laquelle ont posé chefs d’Etat, officiels divers et invités de marque. En d’autres termes, Nourredine n’était qu’un conférencier ne représentant pas son père. Si c’était le cas, les autorités zimbabwéennes lui auraient réservé un rang protocolaire digne de son mandant. Selon le programme officiel, le jeune homme a participé, le lundi 24 juin à 14 heures, à un panel dont le thème était «Expending wildlife based tourism», c’est-à-dire «Développer le tourisme axé sur la faune sauvage». Hormis cette participation, le programme officiel ne mentionne aucunement Nourredine Bongo parmi les gens appelés à livrer une communication ou devant participer à un panel de haut standing.

Nourredine Bongo. Interview à Victoria Falls. © D.R.

Space for Giants, Giants Club et Pacôme Moubelet

En réalité, le fils aîné d’Ali Bongo était à Victoria Falls en tant que représentant pour le Gabon de Space for Giants, une ONG dont l’objectif est de protéger la moitié des 4.415 éléphants d’Afrique d’ici à 2020. Space for Giants, compte un club d’honneur dénommé Giants Club – le Club des Géants – dont Ali Bongo est membre d’honneur avec trois autres chefs d’État (Botswana, Kenya, Ouganda). Ce club huppé qui n’avait aucun membre au sommet de Victoria Falls, se réunit tous les deux ans dans l’un de ses quatre pays d’intervention pour un sommet de haut niveau.

Lors de son dernier sommet, en mars 2018 au Botswana, c’est Pacôme Moubelet Boubeya, l’ancien ministre de l’Intérieur ayant proclamé la victoire d’Ali Bongo contre Jean Ping en 2016, qui avait représenté le Gabon. Par moments, les chefs d’Etat membres peuvent ne pas être présents aux rencontres du club. Ils peuvent se faire remplacer par des autorités de leurs pays respectifs, à l’instar de Pacôme Moubelet alors ministre des Eaux et Forêts. Son nom figure de ce fait dans les rapports et comptes rendus de l’évènement. Ce qui n’est pas le cas pour Nourredine Bongo à Victoria Falls, d’autant plus qu’il n’était pas question du Giants Club, mais d’un sommet dont l’ONU est partie prenante.

L’évènement était en effet organisé sous le patronage de l’Union africaine (UA) et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement avec l’appui du ministère de l’Environnement, du Tourisme et de l’Hospitalité du Zimbabwe. Ce sommet de trois jours sur l’économie de la faune sauvage a réuni des experts, des dirigeants gouvernementaux, des acteurs du secteur privé et des spécialistes de la conservation en vue de discuter des moyens de gérer la faune sauvage en Afrique dans l’intérêt de sa population. Et si ce «petit restaurateur de Nourredine», pour reprendre l’expression de Matindafrique.com, était réellement membre de la section gabonaise de Space for Giants ?  Et s’il s’intéressait vraiment à la protection des éléphants ? Mais, peut-être que Gabonreview n’y comprend rien. Peut-être la villégiature au Zimbabwe permettra-t-elle une succession dynastique au pouvoir entre Ali Bongo et Nourredine du même nom. En tout cas, on verra comment les choses se passeront pour le prochain sommet du Giants Club en 2020.

 
 

12 Commentaires

  1. Kabore Michel dit :

    Et le ridicule peuple gabonais laisse faire. Mdr !!!

  2. Biyoghe Armand dit :

    Et le leader de l’opposition (Jean Ping) dit quoi ? A Ntare Nzame !

  3. Ari dit :

    Il ne faut pas s’y meprendre. Tout ceci est bien calcule. Le clan Bongo commence a faire bouger les choses puisque les moutons que nous sommes ne reagissent jamais de facon rationnelle. On attend toujours Dieu qui viendra nous liberer de l’emprise des Bongo. Alors attendons toujours.

  4. Vivien kaly dit :

    Un marocain qui fait la pluie et le beau temps au Gabon. Il vit comme un roi et ne se soucie absolument de rien, surtout pas de ce peuple gabonais qu’il considère comme un peuple de rigolos.

    Dois-je vous rappeler,peuple gabonais, que Mr Nourredine Bongo est un étranger comme son père adoptif (BOA) ? Et qu’il épouse (ou sort) une femme étrangère tout comme son père adoptif Ali Bongo ? Et que Omar Bongo lui aussi épousait une étrangère (Edith Bongo) avec qui il a eu des enfants ? Patience Dabany, vous le savez très bien, n’a pas eu d’enfants… Donc notre pays est belle et bien entre les mains d’étrangers… pour toujours, je le crois de plus en plus… à moins d’un réveil de dernière minute de ce peuple vraiment MABOULE.

  5. LA BRUTE dit :

    Quand il faut aborder les vrais sujets les gabonais ont la bouche dans le cul.

    Le Président de la République peut à son initiative envoyer qui il veut pour le représenter là il le désire.

    Ce n’est pas un débat, juste savoir que dans les prérogatives du Président il y a un machin qu’on appelle pouvoir discrétionnaire.

    Lui même dans son enfance doré allait déjà représenter Omar dans des rencontres avec d’autres présidents.

    • Isabelle dit :

      Donc un MORT donne encore des ordres ? Et ne me demande surtout pas si j’ai la preuve qu’il est mort, parce que je te demanderai aussi de me prouver qu’il est vivant. Arrêtez au plus vite votre cinéma. Et que cette SALETÉ de Laccruche Fargeon s’en aille de ce pays. Il n’est pas gabonais et ne le sera jamais dans l’âme. C’est un voleur au même titre que le défunt usurpateur BOA.

  6. Hugo dit :

    Donc le Gabon est un royaume qui ne se dit pas ? Un moment, il faut arrêter ce cinéma SVP.

    Mais la classe politique gabonaise qui ne se reconnaît pas dans ce jeu diabolique, qu’est ce qui vous empêche de vous réunir, même au delà de vos divergences, pour mettre fin à cette mascarade qui n’a que trop durée ? Tout le monde sait que BOA est MORT. Réveillez vous mon Dieu…

  7. Nkoghe Paul dit :

    Sylvia Bongo, stp, fais tes bagages et quitte au plus vite le Gabon avec Nourredine et Fargeon Laccruche. Laissez ce pays tranquille. Vous avez assez volé comme ça.

    Ayez un peu de compassion pour ce peuple qui souffre depuis l’arrivée des Bongo. Nous n’en voulons vraiment plus jamais…

  8. nguema21 dit :

    Bonjour à tous…Je voudrais d’abord dans un premier temps demander à mon frère Burkinabé de ne pas comparer le Burkina Faso au Gabon car les contextes sont très différents.En plus claire,”comparer n’est pas raison” pour la simple raison que si il observe la carte des ressources naturelles du continent africain,il remarquera que tous les pays qui ont de très importantes ressources naturelles,il y a des régimes dictatoriaux pures et dures.Nous avons eut des hommes d’honneur qui ont été précipités 6 pieds sous terre et le régime de la terreur décime chaque révolutionnaire qui veut lever la tête depuis le berceau.
    Nous vous enviions votre détermination serte,mais ne pensez pas que les gabonais sont des lâches…Par respect pour ceux qui sont tombés en 2016…abstenez-vous de dénigrer les gabonais qui vous ont reçu.Si un fou vous a offensé,penser à tous les gabonais qui sont hospitaliers avec vous et vous ont ouvert la porte de leurs maisons.A bon entendeur salut.

  9. Ossouka dit :

    Je finirai par croire qu’il faut s’appeler Bongo pour être sur d’être un jour président. Lol ! N’importe quoi.

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