Membre du collectif Appel à agir, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi s’est interrogé, le 9 septembre, dans les colonnes du journal Échos du Nord, sur celui qui dirige le Gabon, non sans se prononcer sur la tournée du directeur de cabinet du président la République et le renouvellement du mandat de la Cour constitutionnelle.

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. © D.R.

 

Si d’aucuns ont cru que la décision de la Cour d’appel de se dessaisir du dossier lié à la santé d’Ali Bongo les refroidirait, il n’en est rien. Les membres du Collectif Appel à agir  restent droits dans leurs bottes. Le 9 septembre, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, l’un des membres du collectif s’est une fois de plus interrogé dans les colonnes du journal Échos du Nord  sur l’identité de celui  qui dirige le Gabon, au regard des ennuis de santé d’Ali Bongo

S’il a dit ne pas s’attendre à une réponse,  Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, estime cette sa question «simple, mais essentielle invite chaque Gabonais à  prendre conscience de la situation dans laquelle se trouve le pays. Ali Bongo n’est plus en capacité d’assurer les devoirs de sa charge. Nul ne peut le contester. Mais plutôt que de tirer les conséquences constitutionnelles de cette situation, des compatriotes ont fait le choix de l’imposture, y compris en produisant des actes portant la signature d’Ali Bongo. Qui ayant vu les images pesantes des 16 et 17 août dernier, peut raisonnablement croire Ali Bongo capable d’apposer de sa main droite une signature sur un document », a-t-il déploré.

L’ancien porte-parole de Jean Ping s’est également exprimé sur la tournée entamée à travers le pays par le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga. Sans s’étendre sur le sujet, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a juste invité à lire “La résistible ascension d’Arturo Ui“, une pièce de théâtre écrite par  Bertolt Brecht en 1941.

Sur le renouvellement de l’équipe de la Cour constitutionnelle, le membre du Collectif Appel à agir s’est étonné de ce que ces nominations n’aient pas été rendues publiques par la chaine de télévision publique, mais par la presse privée.

Pour Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, ce flou rappelle l’importance de la presse privée en démocratie. Mais au-delà, soutient-il, ce fait inhabituel «suggère de graves dysfonctionnements au sommet de l’État et pourquoi pas de le dire, l’étalage des luttes d’influence sur la place publique. On a ainsi la confirmation qu’il n’y a plus de capitaine à bord du navire que chaque détenteur d’une parcelle de pouvoir fait comme il lui sied »a regretté l’ancien lieutenant de Mba Obame. Ce dernier a invité les membres de la Cour constitutionnelle à se hisser au niveau des enjeux du moment, pour sortir le Gabon du chaos dans lequel nul ne peut plus contenter qu’il est plongé.

 
 

3 Commentaires

  1. LA PANTHERE MORTE dit :

    parler d’imposture au sommet de l’état est une gentille expression. je parlerai moi d’un complot national contre le Gabon.
    Un petit DC fait le tour du Gabon pour porter un message du PR sans que les élus de la notion s’en émeuvent et convoquent BLA pour qu’il leur explique le contenu de ce message que naniiii comme les carpes mortes de la bas.
    Jamais de mémoire un pays n’a été aussi détesté et piétiné par ses propres fils.
    triste

  2. Tous les leaders d’opinions devraient s’Activer à DÉNONCER cet acte de Mme Mborantsuo. Elle patine depuis 29 ans déjà avec sa triche de TROP, qui pénalise GRAVEMENT notre pays le Gabon.

    Elle n’a JAMAIS maitrisé son sujet durant l’occupation de ce poste prestigieux depuis sa création. Je m’étonne qu’elle ne va pas PRENDRE un peu d’aptitudes auprès de Mr Alain Juppé qui ne va faire 9 ans au sein des magistrats qui gèrent cette noble institutions.

    On voit bien qu’elle, madame Mborantsuo ne va jamais mourir un jour ( quant à sa décision d’elle-même de poursuivre après 29 ans donc 20 ans de trop que l’éminent Mr Juppé ? Ça pose la question de comment réfléchissent certaines africaines.) puisqu’elle est le Gabon même de manière physique. C’est elle qui a pondu le Gabon, elle se fait une idée d’être Dieu le père de par sa définition de la vie avec ses semblables, de l’existence même, voyez-vous ? Que rien ne peut se faire SANS elle, hein !? bon petit vent à elle, n’est-ce pas ? Elle, le petit dieu du Gabon.

    Qui gagnera entre elle et la forêt Gabonaise, non ? Lequel va ensevelir l’autre ? Wait ans sée. Pathétique attitude que de penser qu’on est plus fort que le vent. Ceci dit, le vent est le souffle de Dieu le Père. On verra !

  3. Mezzah dit :

    Partant de ce constat (impossibilité d’Ali Bongo de faire usage de sa main droite pour signer les documents), on peut sans aucun risque de se tromper avancer que 3M a fait un coup d’état. Elle doit être poursuivie pour haute trahison.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW