Le collectif Appel à agir est sorti de sa réserve. Au cours d’une conférence de presse tenue le 25  novembre à Libreville, le groupe a dénoncé l’accaparement de l’appareil d’État par une nouvelle imposture ayant succédé à l’Association de jeunes émergents involontaires (Ajev). Une nouvelle imposture incarnée, selon le collectif, par Sylvia Bongo et Noureddine Bongo.

Des membres du collectif “Appel à agir”, le 25 novembre 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Le collectif Appel à agir s’est une nouvelle fois, interrogé sur celui qui dirige le Gabon. Au cours d’une conférence presse tenue le 25 novembre à Libreville, le collectif a tiré la sonnette d’alarme sur l’accaparement de l’appareil d’État par une nouvelle imposture après le débarquement du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga.

«Comme vous, nous avons pris connaissance de différents mouvements au sein de l’appareil d’État. Comme vous, nous avons appris le limogeage du procureur de la République au terme d’un conseil supérieur de la magistrature extraordinaire. Nous ne croyons pas que toutes ces décisions aient été prises par l’autorité habilitée. Nous avons la conviction qu’une nouvelle imposture essaie de se substituer à celle d’hier symbolisée par l’Ajev. Nous redoutons que tout cela n’ouvre la voie à un processus de patrimonialisation, voire monarchisation de l’État », a décrié le collectif.

Convaincus qu’Ali Bongo ne dirige plus le Gabon, les membres du collectif  Appel à agir soupçonnent la main invisible de Sylvia Bongo et de Noureddine Bongo. D’autant que, «depuis les derniers changements intervenus au cabinet du président de la République on ne parle plus que du pouvoir grandissant de l’épouse ou du fils d’Ali Bongo», a relevé le collectif.

Ne pouvant plus tolérer cette “nouvelle imposture”, le collectif Appel à agir a promis de rencontrer dans les prochains, les responsables de représentations diplomatiques accréditées au Gabon ainsi que ceux des institutions de la République pour présenter la gravité de la situation actuelle.

Par la même occasion, Marc Ona Essangui et ses compères ont réitéré leur demande d’expertise médicale sur la personne d’Ali Bongo, non sans inviter la Cour constitutionnelle à donner une suite à leur requête.

Dans leur appel «républicain», les membres du collectif Appel à agir ont invité chaque citoyen à un sursaut patriotique. Ce sursaut ont-ils rappelé, devrait amener chaque Gabonais «à refuser que le pouvoir d’État devienne un jeu ou un bien familial dont certains peuvent disposer à leur guise».

 
 

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