Le journal Fraternité l’a appris à ses dépens, avec la suspension d’un mois que lui a infligée la Haute autorité de la communication (Hac), alors même que le débat sur l’indisponibilité supposée d’Ali Bongo agite l’opinion plus de sept mois après le début de ses ennuis de santé.

Le journal Fraternité a été suspendu pour un mois. La parution du 13 juin a été retirée des kiosques. © Facebook

 

Près de huit mois après son AVC survenu à Riyad en Arabie saoudite, au regard des nominations pour le moins discutables intervenues ces derniers temps, le débat sur l’indisponibilité d’Ali Bongo reste vivace dans l’opinion nationale, voire internationale. Certains, y compris au sein de la majorité contestent la plupart des promotions accordées par l’Exécutif, au point de douter que celles-ci aient véritablement été soumises à l’appréciation du président de la République. Or, au palais du bord de mer, ce débat dérange. Il ne faudrait surtout pas douter que ces nominations viennent du «patron» au risque de fâcher ses collaborateurs. La presse non plus ne doit pas se saisir de ce débat au risque de fâcher la Hac. Le journal Fraternité vient de l’apprendre à ses dépens.

Le régulateur l’a suspendu pour un mois. Sa faute ? Avoir posé la question qui dérange dans sa livraison du jeudi 13 juin dernier : «Qui dirige le Gabon ?» Si nos confrères ont tenté d’y répondre à leur manière, avec leurs arguments plus ou moins discutables, le gendarme de la communication au Gabon a moyennement apprécié leur article. Pour la Hac, cet article «est contraire aux règles d’éthique et de déontologie en matière de journalisme».

Pis, Raphaël Ntoutoume Nkoghe et les conseillers-membres jugent que «les écrits de cet article constituent des insinuations malveillantes, calomnieuses, injurieuses et mensongères». Celles-ci, estime la Hac, «portent atteinte à l’honneur et à la dignité du président de la République». L’institution a prononcé le retrait de tous les kiosques du numéro comportant l’article incriminé.

 
 

7 Commentaires

  1. Toufait dit :

    Pourquoi nous n’aimons pas la vérité sur l’état de santé de notre président bien que usurpateur, violeur des lois. Tout ce qui se passe actuellement au Gabon sur le plan économique, politique,sociale ne sont pas le fondement d’Ali. Les députés, sénateurs, ministres,secrétaires généraux, les officiers, sous officiers et militaires de rang de savent tous mais ils en font un sujet tabou dont ils sont bénéficiaires. Dans le G2 nul n’ignore cela. Ali, l’orgueilleux que je connais se verrait au volant de sa voiture pour au moins voir l’État d’avancement des travaux routiers.

  2. Nguema dit :

    À GR.
    En titrant votre article: «Qui dirige le Gabon ?», vous vous posez la même question à la seule différence que n’argumentez pas votre article. Dans votre fort intérieur, ce titre vaut son pesant d’or. De l’extérieur ou nous sommes nous savons que le Gabon n’est plus diriger pas Ali. Pourquoi cette vérité fait-elle peur ?

  3. Serge Makaya dit :

    Et même si Ali Bongo était encore de ce monde, on pourrait tout autant se poser toujours la même question. Et je tente une réponse qui pour moi est la bonne: c’est la France. Croyez-moi, tous ceux qui ont travaillé dans le contre-espionnage au Gabon le savent. Le Gabon, comme beaucoup d’autres pays d’Afrique, n’est pas indépendant. LA FRANCE TIRE TOUJOURS LES FICELLES. ELLE TIENT LES MANETTES DU BATEAU GABON.

  4. Nous n’aimons pas notre pays et on ne veut pas du bien de ce pays… Seigneur, fais ta volonté PARDON, ENGONGOL A NZAME…

  5. Jahmeel dit :

    Dites la vérité aux gabonais.

  6. Ndong Alexis dit :

    “Qui dirige le Gabon ?” est une question qu’on peut se poser depuis notre pseudo indépendance de 1960. Pauvre Gabon sans avenir, tant que le mercenaire et voleur français nous tiendra en laisse. Pitié ! A Ntare Nzame !

  7. Paul Mba dit :

    Bonne question. Mais ce qui est quand même certain, c’est que le Gabon (en dehors de Léon Mba) n’a jamais été dirigé par un gabonais. JAMAIS…
    Jean Ping est gabonais de mère. Il peut donc diriger le Gabon.

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