Alors qu’on célèbre la fête nationale de l’indépendance du Gabon, la commémoration du centenaire de la création de la ville de Mékambo dans l’Ogooué-Ivindo devra encore attendre. Pourtant, l’évènement avait déjà été repoussé, à ce mois d’août.
Gabonreview.com - La ville de Mékambo - © D.R.
Officiellement annoncée pour juillet, puis pour août 2012, la célébration du centenaire de la ville de Mékambo, dans l’Ogooué-Ivindo, a été reportée à la fin de l’année en cours. Elle devrait maintenant se dérouler en novembre ou en décembre prochain, selon une source proche du dossier.
Gabnreview.com - La ville de Mékambo située sur la carte du GabonOn se souvient qu’à l’occasion de son passage à Mékambo, en mars 2011, dans le cadre du conseil des ministres de Makokou, chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo, le président Ali Bongo avait promis d’être présent à ce centenaire. Des sources proches des officiels de la province assurent que le financement devait provenir du chef de l’Etat lui-même. «Nous gérons ce dossier avec la Présidence. L’interface entre le comité d’organisation dirigé par le maire de Mékambo, est le conseiller porte-parole de la Présidence de la République, Alain Claude Billié Bi Nzé. A ce jour, du fait du calendrier chargé du président de la République, on a reporté l’évènement. Mais les dates exactes ne sont pas encore fixées», indique un membre du comité technique d’organisation de la célébration de ce centenaire.
En mai 2011, Thierry d’Argendieu Kombila, responsable du comité technique d’organisation, a indiqué au site Internet Gabonews que «quelques projets ayant déjà fait l’objet d’études et élus n’attendent plus qu’à être financés. Il s’agit notamment du pavage de la ville de Mékambo, de la construction de l’hôtel de ville, de construction de la Maison de la Culture; de la construction du village Centenaire, de la reconstruction de la place de l’Indépendance, ainsi que de la construction de l’Auberge municipale (…) Le coût global de toutes ces réalisations est estimé à près de 2 milliards de francs CFA.» L’aspect purement festif a été chiffré à 1 milliard de francs CFA, selon une autre source.
D’autres ressortissants du département de la Zadié précisent que le gros des travaux cité par Thierry d’Argendieu Kombila s’inscrit plutôt dans le cadre des projets de développement de la ville. Leur réalisation ne concerne donc pas la manifestation. «Ils correspondent tout de même à tout ce que nous avons exprimé comme besoins pour la municipalité. Nous n’avons pour le moment aucun plan d’exécution de ces grands travaux. Il y a donc un bon nombre de choses qui ne pourront être réalisées avant la célébration de la ville. Nous attendons les avis du chef de l’État puisque l’organisation de cette célébration n’est pas incluse dans la loi de finances. Pour le moment, nous n’avons que des évaluations qui concernent la construction du village traditionnel en matériaux locaux, l’organisation de la grande fête culturelle et le tournage d’un documentaire sur Mekambo.»
Cette lucidité cache cependant les inquiétudes des populations. «Les choses ont été annoncées. Les populations de Mékambo attendent. On nous demande où est-ce qu’on en est, alors que l’année 2012 est en train de s’achever», relève un cadre de la province qui indique également que le maire de cette ville a dernièrement séjourné à Libreville où il a rencontré Alain Claude Billié Bi Nzé, mais que rien n’a filtré des conclusions de leur entrevue. Les populations de Mékambo devront donc attendre encore.
Mékambo est une petite ville du département de la Zadié dans l’Ogooué-Ivindo Elle s’étend le long d’un affluent de l’Ogooué également dénommé Zadié. Les collines qui bordent son plateau s’étendent sur 160 km environ vers Makokou et contiennent une bonne part du fameux minerai de fer de Belinga, situé 97 km au nord-ouest de Mékanbo. La ville dispose également d’une église catholique romaine, d’un centre médical régional.

 
GR
 

0 Commentaires

  1. Rare Gabon dit :

    Le journaliste a dû se tromper: c’est plutôt Mékambo qui est au nord-est de Makokou. La carte publiée le montre bien d’ailleurs.
    Mais là n’est pas le problème. Cette ville a été oubliée de Bongo 1er et elle est presque restée dans l’état où les colonisateurs Francais l’avaient laissée. Le coup de peinture donnée à l’occasion de la première fête tournante n’a pas changé grand chose. Et maintenant, c’est au tour de Bongo II de venir se foutre de ses populations auxquelles on ne pense que lorsqu’il est question du fer de Belinga ou lorsqu’il est question d’élections.
    Ah, les Bongo! Pourquoi avoir promis de financer ce centenaire? Ah d’Argendieu ! Pourquoi soutient-il ce mensonge qu’est l’émergence? Qu’il rentre à l’Union nationale, c’est tout… Parce que Bongo II repoussera et repoussera cette célébration et il se fout de votre Makokou.

  2. Boukoubi Maixent dit :

    Ali Bongo avait promis être présent. Il avait même dit qu’il y passerait la nuit. Mais, il avait dit tout ça parce qu’il ne connssait rien à la zone. Cette vile est dénuée de tout, éloignée de tout. Vous imaginez les gens qui habitent Mazingo, en remontant la Djoua ? Ils n’ont rien. Sont enclavées et oubliées de tous…

  3. Yves dit :

    C’est donc un « non-événement ». Alain Claude Bilié Bi Nze appréciera l’ironie!

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