Le rapport Global Hunger Index 2016 sur la faim dans le monde publié par l’International Food Policy Research Institute, indique que 12% de la population gabonaise est sous-alimentée.

Une plantation de manioc du Programme Graine, dans le Haut-Ogooué, pouvant aider à lutter contre la faim au Gabon. © Gabonreview

Une plantation de manioc du Programme Graine, dans le Haut-Ogooué, pouvant aider à lutter contre la faim au Gabon. © Gabonreview

 

Les pays en voie de développement ont fait le progrès substantiel dans la réduction de la faim depuis 2000. Selon le rapport GHI 2016, le niveau de faim dans les pays en voie de développement a reculé de 29 %. Pourtant, ce progrès n’efface pas les disparités qui continuent d’exister au niveau régional, national, etc.

D’après ce rapport 2016, 12 % de la population gabonaise est considérée comme étant sous-alimentée. Entre 2000 et 2016, ce taux est passé de 18 % à 12%, ce qui fait du Gabon le 5e pays africain et le 2e en Afrique subsaharienne en termes de population la mieux alimentée. Le Gabon se classe ainsi respectivement derrière la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud.

Selon le rapport, depuis 2000, l’humanité a réalisé des progrès importants dans l’accès à l’alimentation. La proportion de population souffrant de dénutrition a diminué de près d’un tiers dans les pays en voie de développement. Il reste tout de même, à ce jour, dans le monde, 795 millions de personnes sous-alimentées, note ce rapport.

L’étude indique que l’Afrique du nord est parvenue à réduire significativement ce fléau. Quant à l’Afrique subsaharienne, elle progresse vite, mais pas encore suffisamment pour atteindre l’objectif Zéro faim en 2030. Le Sénégal, le Ghana et le Rwanda sont à la pointe de ce combat. Ces trois pays sont parvenus en 15 ans à réduire de plus de 50% la proportion de leur population sous-alimentée.

L’Afrique du Sud, le Gabon et l’Ile Maurice se sont hissés au niveau du Maghreb avec un indice ramené aux alentours de 10%. Sur les 118 pays étudiés dans le monde, c’est la République Centrafricaine qui compte le taux le plus élevé, avec 46,1% d’habitants sous-alimentés.

A noter que plusieurs pays africains n’ont pas été référencés dans cet index, faute d’informations suffisantes. Il s’agit de : Burundi, Cap Vert, Comores, RD Congo, Érythrée, Guinée Equatoriale, Libye, Sao Tome, Somalie, Soudan du Sud, Soudan.

Pour refléter la nature multidimensionnelle de la faim, le GHI combine les quatre indicateurs suivants dans un index. Il s’agit de relever la proportion de gens sous-alimentées dont la consommation calorique est insuffisante ; de la proportion d’enfants en dessous de cinq ans qui souffrent de perte de poids reflétant la sous-alimentation aiguë ; la proportion d’enfants en dessous de cinq ans qui souffrent de la sous-alimentation chronique ; et du taux de mortalité d’enfants en dessous de cinq ans.

 

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Awana Alain dit :

    L’interprétation de l’Indice de la faim dans le monde, faite dans cet article, n’est pas très bonne. L’indice mentionne que 2,7% de la population gabonaise est en situation de sous-alimentation (soit environ 50 000 personnes). Le nombre 12 est la NOTE reçue par le Gabon dans cet indice (15,6 en 2008) et non le pourcentage de la population sous-alimentée. C’était juste pour inviter à bien relire ledit rapport pour notre meilleure compréhension. Merci

  2. gaboma dit :

    Situation qui s’explique par l’extrême propreté d’une partie de la population favorisé par plus de 50 ans de mopolisation du pouvoir qui a permis la concentration de plus de 90% des richesses aux mains des mêmes représentants 1% de de la population. 50 ans de pouvoir pour un groupuscule, l’égalité et la justice sociale est impossible dans ces conditions. Même l’alternance à la chinoise donne de meilleurs chances de répartitions de richesses justes que dictature maquillée en démocratie du Gabon.

  3. Axelle MBALLA dit :

    C’est un faux rapport!!! on voit tout de suite qu’il ne connaît pas le Gabon. Si ce document était sérieux, nous arions découvert un taux 3 ou 4 fois plus élevé, sinon pire.

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