Une délégation de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Cima (Cica-Ré) séjourne à Libreville depuis le 7 février. Conduite par son directeur général, elle est venue s’inspirer de l’exemple réussi du Gabon en matière de cession légale au premier franc via la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré).

Andrew Crépin Gwodog, patront de la SCG-Ré, lors de la rencontre avec la délégation de la Cica-Ré. © Gabonreview

 

Jean-Baptiste N. Kouamé, DG de la Cica-Ré le 7 février à la SCG-Ré. © Gabonreview

L’expertise de la société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré), en matière de cession légale au premier franc, intéresse la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Ré). Une délégation de cette entreprise, conduite par son directeur général, Jean-Baptiste N. Kouamé, s’est entretenue le 7 février, à Libreville, avec l’Administrateur directeur général de la SCG-Ré, Andrew Crépin Gwodog, sur les modalités pratiques de partage de ce savoir-faire.

Depuis le début de ses activités en 1984, la Cica-Ré gère la cession légale sur les traités, tandis que la SCG-Ré créée en 2012, gère la cession légale au premier franc. Les 12 Etats propriétaires et actionnaires de la Cica-Ré ayant décidé d’accorder à cette dernière la possibilité de bénéficier d’une cession légale au premier franc, la compagnie s’est tournée vers la SCG-Ré, étant donné que «dans la sous-région, seul le Gabon semble avoir d’expertise en matière de gestion de la cession légale au premier franc», a déclaré Andrew Crépin Gwodog.

Société relativement ancienne dotée d’un capital social estimé à 54 milliards de franc CFA dont 30 milliards entièrement libérés, CiCa-Ré a bénéficié, en octobre 2018, d’une cession légale au premier franc qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2020. Pour mieux préparer cette mutation, elle souhaite bénéficier de l’expertise gabonaise. «Lorsque nous voyons les comptes de la SCG-Ré, nous voyons que c’est une structure bien gérée. C’est une jeune société mais bien gérée, et qui maîtrise les aspects de la cession au premier franc», a indiqué Jean-Baptiste N. Kouamé.

Dès le 1er janvier 2020, la Cica-Ré bénéficiera d’une cession légale de 5% au premier franc. «Cela veut dire que lorsque les compagnies d’assurance vont souscrire des affaires, nous allons bénéficier de 5% de ces affaires-là. Si les assurés leur paient 1 milliard de primes, ils vont nous céder 5% de ce milliard. En revanche, lorsque les sinistres vont survenir, nous allons supporter 5% de ces sinistres», s’est enthousiasmé le directeur général.

La SCG-Ré est partante pour partager son savoir-faire en la matière, afin d’affiner les profils de la Cica-Ré qui prendront en charge le développement de cette branche d’activité, un filon très porteur pour la compagnie. Cette collaboration est mutuellement bénéfique pour les deux compagnies, assure le directeur général de la Cica-Ré, «l’objectif étant de permettre de conserver le maximum de primes dans notre zone pour le financement des économies des Etats membres parce que l’objectif principal de la Cica-Ré, et c’est aussi l’objectif de la SCG-Ré, c’est de permettre de retenir l’épargne collectée par le billet de l’assurance dans la zone pour permettre de financer nos économies».

 
 

No comments

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW