Annoncé lors du dernier Conseil des ministres, le recensement biométrique des agents de l’État se fera «dans les tout prochains jours». Si son objectif est de mieux adapter les profils aux besoins pour avoir une Administration performante, le ministre de la Fonction publique a rencontré ce 29 avril, les secrétaires généraux de l’Administration pour leur expliquer la méthode.

Madeleine Berre s’adressant aux secrétaires généraux, le 29 avril. © Gabonreview

 

Slide de la présentation du 29 avril. © Gabonreview

Ce 29 avril, le ministre de la Fonction publique, de l’innovation du service public et du travail, Madeleine Berre a rencontré les secrétaires généraux de l’Administration gabonaise. Accompagnés des directeurs centraux des ressources humaines (DCRH), ceux-ci ont suivi les explications de Madeleine Berre et ses collaborateurs sur la méthode de travail qui a été arrêtée pour la mise en œuvre du processus de recensement biométrique des agents publics. En tant qu’acteurs principaux dans le déroulement de cette opération, il était important, a-t-elle indiqué, «de leur délivrer le rôle exact qu’ils auront à jouer».

Avec la collaboration technique du ministère de l’Intérieur, à travers la plateforme Iboga qui se veut la mieux renseigner en termes de biométrie au Gabon, le recensement sera piloté par le ministère de la Fonction publique. Il aura pour relai les différentes administrations par les canaux de leurs secrétaires généraux. À l’intérieur du pays, la responsabilité incombera aux gouverneurs tandis que les Forces de sécurité et de défense seront directement gérées par le ministère de la Défense.

Bien que ce recensement permette d’avoir un fichier nettoyé, il vise selon Madeleine Berre à combiner les emplois aux différents profils pour aboutir à des actions de reconversion professionnelle, de redéploiement. «Tout ceci, parce que nous recherchons la performance de notre administration. Pour avoir cette performance, il est important de savoir qui nous sommes», a-t-elle déclaré. Selon elle, ce recensement devrait permettre l’amélioration des conditions de travail des agents et une bonne employabilité au sein de l’Administration. «Il ne sera plus question dans le futur de recruter sans se soucier du diplôme de l’agent, de la corrélation entre son profil et les tâches qui lui seront dévolues», a-t-elle souligné.

Ce recensement ambitionne de créer un identifiant par fonctionnaire. Soit, un poste de travail pour une affectation. Ce qui permettrait d’assainir et harmoniser les fichiers de la Fonction publique, de la solde, de la Cnamgs et de la CPPF afin de favoriser une meilleure gestion des ressources humaines, maîtriser la gestion des carrières des agents publics, la masse salariale et limiter les litiges et les conflits administratifs. «Biométriquement, tout sera inscrit pour éviter que la main humaine ne vienne modifier les choses. C’est aussi pour sécuriser le processus de recrutement, la vie de l’agent dans la Fonction publique. Nous voulons créer une base de données fiables pour un système de gestion de ressources humaines performant et efficace», a déclaré une collaboratrice de Madeleine Berre.

Madeleine Berre entouré de ses collaborateurs. © Gabonreview

Le recensement devrait débuter en mi-mai pour qu’en début juillet il y ait le premier livrable. Mais, avant la prise d’une photo et le prélèvement d’empreintes digitales, du 2 au 9 mai, les différents acteurs procèderont à la distribution des fiches qui contiennent toutes les informations susceptibles d’identifier l’agent public. Entre autres, son numéro matricule, son lieu d’affectation, sa catégorie, son statut. Il s’effectuera au sein de chaque administration, mais la démarche sera affinée pour les ministères de la Santé, Éducation nationale et l’Enseignement supérieur considérés comme un cas particulier. Si les secrétaires généraux voient en cette démarche un moyen de «corriger tous les manquements que nous constatons lorsque nous faisons le recensement manuel», Madeleine Berre a indiqué qu’ils devront signer «un engagement sur l’honneur» pour attester de la présence effective ou non de l’agent à son poste. Ce recensement, a souligné Madeleine Berre est «un outil de travail qui nous permettra de bien appréhender le niveau et la qualité de nos ressources humaines parce que notre objectif aujourd’hui c’est d’avoir une administration performante».

 
 

7 Commentaires

  1. Jhon Magnifik dit :

    C’est parti pour d’autres sources de conflits avec une catégorie d’age. En effet comment seront recensés les fonctionnaires admis en stage à l’étranger et ceux en postes dans les missions diplomatiques ? On voit bien que la Fonction publique n’a rien prévu pour eux ce qui va encore engendrer des blocage de salaires pour ces agents.

  2. H Mbengekogath dit :

    A chaque début de mois, menaces envers les agents publics. Décidément ils sont la bête horrible du régime.Po po po!

  3. diogene dit :

    Qui peut m’éclairer ? La biométrie est une numérisation de la photo, des empruntes d’une personne ainsi que son état civil et autres renseignements administratifs, pourquoi ses données sont elles étanches, stratifiées, incommunicables ? j’ai été biométrisé trois ou quatre fois mais jamais les données n’ont été utilisés officiellement plus d’une fois.

    Bien sur nous mourrons, en informatisant les services de l’état civil, les 90% des morts seraient enregistrer et via un fil de connexion, ses informations pourraient être diffusées aux différents ayant droit.

    Ainsi notre sinistre de la fonction publique pourrait avoir toutes les informations voulues quant aux employés ayant une CNI, un passeport ou immatriculés à la CNAMGS.
    Y aurait il beaucoup de fonctionnaires sans papier ?

  4. oboulougou dit :

    Pourquoi avez vous peur de la transparence? Pour les fonctionnaires qui se trouvent à l’extérieur, le recencement se fera via nos missions diplomatiques.

  5. ici_pourri dit :

    Toujours des beaux projets avec de beaux mots. Mais qu’est ce qui se cache réellement derrière ?.
    Que croyez-vous ?. L’Hôpital en crise ,L’éducation nationale, la Justice….. et là, vous avez décidé de déranger l’Armée. Attention seulement .

  6. moi-même dit :

    Madeleine Berre, vous pensez que les gabonais sont des moins que rien où quoi. Votre objectif n’est nullement avoir une administration performante. Mais de remplir votre contrat avec le FMI. La Réduction de la masse salariale de la FP. Dites ce qui est vrai!

    Ce pays n’avait pas besoin de tout ce que vous (gouvernants) faites en ce moment,si vous n’arrêtiez de voler l’argent du contribuable.

    Un 1er ministre,après avoir été ministre du pétrole et des hydrocarbures, et ayant fait face à des malversation financières à l’époque, vient nous dicter les leçons. Est-ce que c’est bien?

    Et vous voilà à la tête de la FP, et vous trouvez encore des moyens à sortir pour des recensements dont les anciens gouvernements ont eu à effectuer sans résultats probants.

    Soyons sérieux…

    • Peter NZAMBA dit :

      Mais mon frère, c’est vraiment de la poudre aux yeux. Encore un moyen de détourner les esprits de la population de ce qui est vraiment vrai: l’absence prolongée d’Ali, sa maladie(mort) et la vacance qui est inéluctable.
      Ils leur faut trouver un moyen de faire échec aux projets de grèves à venir dans la Fonction Publique……..! Et comme, nous Gabonais sommes maboules, c’est une action qui va prospérer……

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