Débuté le 29 août, un atelier sur le déploiement du recensement biométrique des agents de l’État se tiendra jusqu’au 3 septembre au ministère de la Fonction publique qui pilote cette campagne.

Le secrétaire général de la Fonction publique remettant à titre symbolique un lot de fiches à l’inspecteur général de service. © Gabonreview

 

Le secrétaire général entouré de ses collaborateurs lors de l’atelier ce 29 août. © Gabonreview

Si la date de démarrage n’est pas encore arrêtée, le processus est en cours. Le recensement biométrique des agents de l’État aura lieu cette année. Pour mettre les choses dans le bon ordre, le ministère de la Fonction publique organise un atelier de restitution sur le déploiement de cette opération. L’objectif est d’outiller les responsables hiérarchiques qui piloteront cette opération. Il s’agit, selon le directeur général de la Fonction publique, Edouard Mfoula Mbome, de faire un point avec l’ensemble des agents publics, leur rappeler le contexte et les motivations de cette opération et la nécessité pour eux de s’impliquer dans sa mise en œuvre efficace.

L’enjeu pour le gouvernement est de pouvoir disposer d’un fichier fiable susceptible de lui permettre d’élaborer de «vraies politiques publiques en matière de gestion des agents publics». Edouard Mfoula Mbome estime que c’est un levier important dans le processus de  modernisation de la fonction publique pour se doter d’une administration efficace et compétente.

Sont concernés par cette opération, l’ensemble des agents dont la rémunération est prise en charge par le budget de l’État. Toutefois, les responsables veulent étendre l’opération à l’ensemble des agents publics dont la rémunération est traitée par la direction de la Solde et payer par le Trésor. Soit, les agents statutaires (fonctionnaires), les contractuels, les agents de la main-d’œuvre non permanente, l’ensemble des parlementaires.

«Dès l’instant où leur rémunération est traitée par la Solde, ils doivent être recensés», a déclaré le directeur général de la Fonction publique qui précise que «dans le dispositif de la gestion des agents publics, il y en a qui sont en détachement soit dans les collectivités soit au sein des établissements publics. Ceux-là ont l’obligation de se faire recenser de sorte que leurs situations soient également renseignées dans l’ensemble de nos bases».

Le recensement se fera au niveau de chaque département ministériel et il est prévu la distribution des fiches pour la collecte des données. Elles seront transmises aux secrétaires généraux qui vont les ventiler au sein de chaque administration. Un calendrier de passage sera indiqué. Les agents indisponibles et absents de leurs postes sont également concernés. Ils doivent se faire connaître et donner les raisons de leur indisponibilité. Leurs chefs hiérarchiques immédiats pourront signer leurs fiches de recensement, en y apposant des annotations relatives à leurs absences.

Un site a été conçu pour aider les agents publics à être au fait des informations relatives à l’opération, «Le lien sera indiqué de sorte que l’agent public ne puisse accéder au site grâce au mot de passe qui lui sera donné en même temps que la fiche». Dans l’immédiat, cette opération ne devrait pas avoir une conséquence sur les salaires des fonctionnaires. «Il s’agit d’abord d’une opération de pointage, pour savoir exactement combien nous sommes et dans quelle position. À l’issue de cela, le traitement devra révéler l’ensemble des situations, ensuite nous aviserons selon les cas», a indiqué Edouard Mfoula Mbome.

Cependant, des recensements il y en a eu sans que les résultats soient communiqués. Ce qui suscite plusieurs interrogations, notamment chez certains partenaires sociaux qui estiment que c’est un «recensement de trop». Mais pour le directeur général du ministère de la Fonction publique, «le recensement biométrique de 2019 est une opération impartiale et neutre». D’un point de vue juridique, a-t-il dit, il se fonde sur le fait que la Commission nationale pour la protection des données à caractère personnel a rendu un avis. L’autre particularité, «c’est la volonté des plus hautes autorités de faire en sorte que les résultats soient rendus rapidement», a-t-il souligné. D’où, l’intérêt de cet atelier.

 
 

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