Les apprentis putschistes du 7 janvier dernier ont été ramenés à la maison Georges Rawiri, siège de la radiotélévision nationale, ce 13 juin, en vue d’une reconstitution de leur tentative de coup de force.

Le boulevard Triomphal Omar Bongo, dans la matinée du 13 juin 2019. © Gabonreview

 

Les usagers du boulevard Triomphal Omar Bongo ont été surpris de ne pouvoir emprunter la principale et plus grande artère de Libreville, le 13 juin en milieu de matinée. La voie était barricadée entre l’Ambassade de Chine et l’immeuble dit du Pétrole.

Selon des confrères de Gabon 1ère et certains badauds ayant échangé avec les policiers assurant la fermeture momentanée de la voie, il était question de la reconstitution de la tentative de renversement du pouvoir, le 7 janvier 2019, par le “commando éphémère de Radio Gabon” emmené par le lieutenant Ondo Obiang Kelly. Les journalistes devant travailler sur les émissions matinales de Radio Gabon en ont été avertis très tardivement la veille.

Pour certaines affaires en effet, le juge d’instruction, bien qu’en possession de procès-verbaux et de photographies prises par les policiers et versées au dossier judiciaire, peut demander une reconstitution des faits en vue de lever certains doutes sur des questions techniques. Dans le cas d’espèce, la reconstitution devrait permettre à l’instruction de comprendre exactement les rapports d’expertises balistiques (angles de tirs, distances, obstacles, décès de certains acteurs ou témoins, etc.). «Cela permet non seulement de pouvoir juger en connaissance de cause, explique un officier de police judiciaire, mais parfois de faire surgir des hypothèses ou des pistes auxquelles on n’avait pas pensé durant l’examen des lieux et les auditions

Kelly Ondo et ceux de ses compères restés en vie ont donc été sortis de leur cellule de «Sans-Famille», le fameux pénitencier de Libreville, pour expliquer, sur le théâtre des opérations, comment ils avaient procédé.  Il n’y a donc plus de doute, l’instruction de cette affaire s’est réellement ouverte.

Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, l’adjudant Estimé Bidima Manongo, le sergent-chef major Dimitri Wilfried Nze Mikom et le sergent Cekirge Kirkor Alex Philippe Nze sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et destruction de biens mobiliers et immobiliers, des infractions prévues et punies par les articles 68, 332 et 335 du Code pénal gabonais.

 
 

1 Commentaire

  1. Ndong Yvon dit :

    “sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat”… IL Y A BIEN LONGTEMPS (depuis 1967) QU’IL N’Y A PLUS D’ÉTAT DANS CE PAYS (et même depuis 1960). LE GABON EST GÉRÉ PAR UNE BANDE D’ASSASSINS ET DE VOLEURS AVEC LA COMPLICITÉ DE CETTE POURRITURE QU’EST LA FRANCE.

    Mais il faut quand même que le Gabon et le reste de l’Afrique s’émancipe de cette POURRITURE au plus vite…

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW