Soucieuse de minimiser l’impact de l’aviation internationale sur le climat, l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) a adopté le 30 avril dernier, le Règlement aéronautique gabonais n° 8 relatif à la protection de l’environnement (RAG 8.3).

Le Gabon adhère au programme de réduction de l’émission en CO2. © D.R.

 

Le Gabon a adopté le 30 avril dernier, le règlement aéronautique gabonais relatif à la protection de l’environnement (RAG 8.3) dans le cadre de la mise en œuvre du Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (Corsia). Une décision qui intervient deux ans après son adhésion à ce programme. Lancé par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), celui-ci vise à parvenir à une croissance neutre en carbone pour l’aviation internationale à l’horizon 2020.

Le RAG 8.3 est la transposition de l’Annexe 16 volume 4 à la Convention de Chicago, relative à l’aviation civile internationale, et comprends les normes et pratiques recommandées relatives à la mise en œuvre du Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (Corsia). «Ainsi, les exigences du RAG 8.3 concernant la surveillance, la déclaration et la vérification (MRV) des émissions de CO2 provenant de vols internationaux sont entrées en vigueur depuis le 1er mai 2019. Les exigences de compensation des émissions de CO2, quant à elles, s’appliqueront à partir du 1er janvier 2021», a indiqué l’Anac.

En effet, la contribution de l’aviation à l’émission de Co2 ne s’élève qu’à 2%. Toutefois, si rien n’est fait, cette part pourrait augmenter, car le trafic aérien connaît une croissance exponentielle. Le Corsia est un des moyens employés par les États membres de l’OACI pour parvenir à une croissance neutre en carbone pour l’aviation internationale à partir de 2020. Il devrait compléter d’autres mesures planifiées telles que : l’évolution de la technologie des aéronefs ; les améliorations opérationnelles; une utilisation accrue des carburants durables pour l’aviation.

Le mécanisme prévoit deux phases de mise en œuvre, afin de tenir compte des capacités respectives des différents États dans le monde : une première phase entre 2021 et 2026 basée sur le volontariat, puis une seconde phase à partir de 2027 où le dispositif s’appliquera de façon universelle à l’exception d’un certain nombre d’États exemptés (notamment les pays les moins développés, les plus enclavés et ceux dont le transport aérien est le moins mature).

 
 

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