Emboîtant le pas au Syndicat de l’éducation national (Sena), le Bloc syndical de la 1ère seconde annonce lui aussi le dépôt, lundi 15 avril, d’un préavis de grève pour contester, entre autres, le projet de réforme lié aux nouvelles conditions d’attribution de la bourse d’études aux bacheliers des filières générales et la réduction des salaires des fonctionnaires décidé lors du Conseil des ministre du 29 mars dernier.  

Les syndicats du secteur public pourraient bientôt appeler à une grève générale contre les récentes réformes annoncées par le derniers Conseil des ministres. © Gabonreview

 

Aphone depuis quelques mois et s’étant désormais révélée comme un des principaux soutiens du gouvernement, Aminata Brigitte Ndjomba Ondo est sortie du bois, vendredi, pour fustiger les mesures prises lors du Conseil des ministres du 29 mars dernier. Dans la ligne de mire de la coordinatrice générale du Bloc syndical de la 1ère seconde : la réduction de 5 à 15% du salaire des agents de l’Etat touchant à partir de 650 000 FCFA, au titre de la Contribution de solidarité sur les hautes fonctionnaires (CSHR) ; la réduction de 50% de la main d’œuvre non permanente et le projet de décret portant modification des modalités d’attribution de la bourse d’études aux bacheliers des filières générales.

Des membres du Bloc syndical de la 1ère seconde, le 12 avril 2019, à Libreville. © D.R.

Au Bloc syndical de la 1ère seconde, l’on présente ces réformes comme «des mesures iniques». Aussi, l’organisation qui revendique une quarantaine des structures syndicales annonce-t-elle le dépôt d’un préavis de grève au cabinet du Premier ministre, le lundi 15 avril prochain. Une annonce qui s’aligne sur celle faite, le 5 avril, par le Sena de Fridolin Mve Messa, et qui porte sur les mêmes questions.

Seulement, dans son préavis de grève, le Bloc syndical de la 1ère seconde renouvellera sa demande au chef du gouvernement, liée à la mise en place d’une commission tripartite de négociation avec les partenaires sociaux. L’objectif étant de renouer avec «le dialogue social [qui] peine à se réinstaller au Gabon depuis 2016». Pourtant Aminata Ondo et ses compagnons l’assurent, «les condition de vie et de travail se dégradent chaque jour dans tous les secteurs, et les populations vivent de plus en plus dans la précarité à cause de la vie chère et de la baisse du pouvoir d’achat».

 

 
 

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