Face à l’omniprésence de la corruption dans le secteur minier du Gabon, le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) milite pour le retour du pays au sein de cette organisation internationale. Pour y parvenir, l’ONG prône une concertation entre la société civile, les représentants de l’exécutif et les compagnies extractives.

Le ROLBG est engagé dans la réintégration du Gabon au sein de l’EITI. © rdcfinances.com

 

George Mpaga (à droite) à la conférence mondiale de l’EITI, le 18 juin 2019 à Paris. © facebook.com/georges.mpaga

Engagé depuis 2015 dans sa réadmission au sein de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI), le Gabon peut compter sur l’implication de la société civile. «Le défi pour nous, en tant qu’acteurs de la société civile, consiste à créer les conditions du retour de notre pays au sein de l’EITI», a déclaré le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), dans une vidéo sur sa page Facebook.

Georges Mpaga s’est exprimé au terme de la conférence mondiale de l’EITI, dont les travaux se sont tenus du 18 au 19 juin à Paris. La conférence était l’occasion pour les chefs d’Etat, activistes de la société civile et chefs d’entreprise du secteur, de discuter de tendances émergentes et de meilleures pratiques dans la bonne gouvernance des ressources naturelles.

«Le Gabon ne peut pas fonctionner en marge de la transparence voulue par la communauté internationale, les bailleurs de fonds et tout ce qui soutiennent le redressement de notre économie. Il est impératif que les différentes parties prenantes, notamment la société civile, les représentants de l’exécutif et les compagnies extractives se retrouvent autour d’une table pour mettre en place un plan d’action visant à créer les conditions indispensables au retour du Gabon au sein de l’EITI», a estimé le leader de la société civile.

Le Gabon a été suspendu en 2013 de cette organisation internationale, pour dysfonctionnement de son Groupe d’Intérêt (GI-EITI Gabon). Entre temps, la corruption s’est généralisée à l’ensemble du secteur minier. «Les compagnies exploitent de façon occulte et opaque l’or, le diamant et même le pétrole. L’Etat n’arrive pas à exercer sa souveraineté sur ces matières premières. Et tout cela résulte de la mal gouvernance dans notre pays», a regretté Georges Mpaga.

Désormais association-membre de l’EITI sur la période 2019-2021, le ROLBG entend y mettre du sien pour que la «politique de transparence soit véritablement appliquée dans au Gabon, miné par la corruption». Moment de plaidoyers et d’échanges, la conférence de l’EITI a été mis à profit par Georges Mpaga pour s’imprégner du travail de la coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP) sur le Gabon.

«La coalition Publiez ce que vous payez est en train de réaliser un travail sur le Gabon et les perspectives sont positives. PCQVP a fait un travail impressionnant parce que c’est la principale fédération qui prône la transparence dans le domaine des industries extractives à travers le monde», a conclu le président du ROLBG.

 
 

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