Le parti de Jean-Luc Mélenchon a exprimé, lundi, sa solidarité à l’endroit du parti de l’opposition gabonaise Pour le changement (PLC), accusé par la représentation diplomatique du Gabon au Sénégal d’avoir récemment tenté d’organiser une réunion à Dakar pour préparer une rébellion au Gabon.

Des militants de PLC, à Libreville. © D.R.

 

Patrice Finel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon pour l’Afrique en est convaincu, aucun de ses camarades de PLC «n’est impliqué dans quelque mesure subversive que ce soit», ni au Gabon et encore moins au Sénégal où ils ont récemment été accusés par l’attaché militaire de l’ambassade du Gabon dans ce pays d’avoir tenté de tenir une réunion visant à préparer une rébellion depuis Dakar.

«La France Insoumise travaille depuis plusieurs mois avec le PLC sur la construction de nouvelles politiques entre les pays africains et la France. Nous pouvons témoigner des aspirations viscéralement démocratiques et progressistes de nos camarades», défend, ce lundi 21 janvier, dans un communiqué le responsable de la commission Afrique de la France insoumise. Patrice Finel présente par ailleurs le jeune parti de l’opposition gabonaise comme une «organisation dont les analyses et les propositions [leur] paraissent pertinentes non seulement pour le Gabon, mais également essentielles à un changement salutaire de la politique française sur le continent africain».

Pour le parti d’extrême gauche français, «les seules manœuvres subversives observées au Gabon sont celles d’un pouvoir aux abois, instigateur d’un coup d’Etat perpétuel depuis les hold-up électoraux de 2009 et 2016, la réécriture incessante de la Constitution, les arrestations arbitraires, y compris de représentants du peuple gabonais comme Bertrand Zibi Abeghe, accusé en son temps de subversion au motif qu’il possédait un fusil de chasse». Aussi, invite-t-il «le gouvernement français, qui a été prompt à dénoncer les fraudes électorales en RDC, [à] cesser sa politique du pas vu pas pris au Gabon».

Récemment, PLC avait annoncé la tenue, le 18 janvier à Dakar, d’une rencontre avec les Gabonais vivant au Sénégal, pour leur présenter la formation politique et pour échanger sur l’actualité politique du Gabon. La présidente Elza-Ritchuelle Boukandou avait effectué le déplacement, mais s’était finalement vue refuser la salle par la mairie de Ouakam, suite à la saisine de la sous-préfecture de Dakar. Selon Anges Kevin Nzigou, ce refus a été consécutif à l’intervention de la représentation diplomatique du Gabon au Sénégal, et particulièrement celle du conseiller militaire de l’ambassadeur Michel Régis Onanga Ndiaye, qui, selon lui, aurait induit en erreur les autorités sénégalaises, prétextant que la rencontre de PLC visait en réalité à préparer une rébellion. Le secrétaire exécutif de PLC s’est depuis insurgé «contre des pratiques de mensonges organisés».

 
 

4 Commentaire

  1. Ikobey dit :

    Le néocolonialisme de Mélanchon est ce qui a de pire de la France.
    Il n’est pas étonnant qu’il soutienne les traitres .

    • Fayo dit :

      Les traîtres les démons c’est vous qui tuez et maltraités les gabonais pour usurper un pouvoir qui ne vous sert qu’à appauvrir et humilier le Gabon et son peuple devant le monde entier. Comment des gens dont les coeurs sont remplis de ténèbres comme vous, osez donner des leçons de morale?

  2. Le reveil dit :

    des que la France intervient pour moi ya plus opposition…

    • Mboung dit :

      Merci pour la version en francais Allez, encore 1 effort pour toucher le fond définitivement : écrivez Ns la mm chose en arabe chérifien (facile) que l’on ait 1 idée exacte de la pensée qui guide 1 pouvoir fortement moribond de 60ans qui s’exerce avec rage du fond des jupons d’1 djellaba sur roulettes à rabat.

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