Se présentant comme «des serviteurs de l’intérêt général», Lucie Milebou-Mboussou et ses collègues sénateurs ont ouvert la première session de l’année courante sous le sceau de la recherche des solutions aux difficultés vécues par les Gabonais à travers le pays. Avec la collaboration du gouvernement, ils espèrent intensifier leurs efforts en la matière.

Lucie Milebou-Mboussou, la présidente du Sénat, le 1er mars 2019. © Sénat-Gabon

 

Des sénateurs et leurs hôtes, lors de la cérémonie officielle. © Sénat-Gabon

Après deux mois de vacances parlementaires, le Sénat a ouvert, le 1er mars, la première session ordinaire de l’année. En collaboration avec le gouvernement et l’Assemblée nationale, l’institution présidée par Lucie Milebou-Mboussou entend s’investir plus que jamais dans la recherche des solutions aux préoccupations des populations, particulièrement celles vivant à l’intérieur du pays. Cette tâche, la patronne du palais Omar Bongo Ondimba n’a pas manqué de la confier en premier ressort à Julien Nkoghe Bekale, dont elle a salué le vote de la déclaration de politique générale par les députés trois jours plus tôt.

Si Lucie Milebou-Mboussou a dit espérer que le projet du Premier ministre «augure des lendemains meilleurs pour l’ensemble [des Gabonais]», elle n’a pas moins attiré l’attention du Premier ministre sur «le ressenti de nos villes et départements, sur celui de ceux qui les représentent, sur celui de ceux qui les habitent». Selon la présidente du Sénat, les préoccupations des Gabonais, «en particulier dans le domaine social, sont immenses et méritent des réponses appropriées».

«Au cours de nos déplacements sur le terrain, raconte-t-elle, nous sommes régulièrement interpellés et nos réponses, certainement insuffisantes, ne rassurent plus, nous exposant à des sempiternelles récriminations. Cela aboutit à la défiance grandissante de nos populations envers les acteurs politiques.»

Tout en reconnaissant que les préoccupations des Gabonais ne sont pas nées à la suite de la nomination de l’actuel chef du gouvernement, Lucie Milebou-Mboussou ne l’exhorte pas moins à «prendre le relais, et à essayer d’y trouver des solutions», au nom de la continuité de l’action gouvernementale. Pour ce faire, il s’agira, conseille-t-elle, de poursuivre «avec rapidité et efficacité» le programme avec le FMI, le Plan de relance économique et de mettre en œuvre les orientations du séminaire gouvernemental de février dernier.

 
 

1 Commentaire

  1. bill ngana dit :

    Du déjà-vu. Tandis que les souffrances des populations se multiplient. Elles deviennent encore plus insupportables lorsque, comme le dit la Présidente du Sénat, tous ces supers gabonais viennent en randonnée dans les villages, arborent ostentatoirement les symboles de leur opulence. Faut-il croire qu’en exposant ainsi « les préoccupations des Gabonais » au nouveau PM, au moment même où un nouveau gouvernement vient de s’asseoir au 2 Décembre ; au moment où la chambre haute du Parlement commence une nouvelle législature, les choses vont réellement changer au Gabon ? Mme Milébou prétend que les préoccupations des Gabonais, « en particulier dans le domaine social, sont immenses et méritent des réponses appropriées». Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais les politiques veulent-ils réellement donner ces réponses adéquates ? Car, s’ils redécouvrent aujourd’hui les préoccupations des Gabonais, s’ils savent depuis toujours que les « sempiternelles récriminations conduisent à une défiance grandissante des populations envers les acteurs politiques », qu’est-ce qu’ils font concrètement pour les enrayer ?

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