L’application des mesures de politique fiscale et budgétaire contenues dans la Loi de finances devrait permettre, selon le ministre de l’Economie, de renouer en 2019 avec une croissance plus confortable.

Jean-Marie Ogandaga, ministre de l’Economie. © D.R.

 

Malgré les réformes initiées par le gouvernement, l’économie gabonaise ne s’est pas totalement remise de la crise née de la baisse depuis 2014, concède Jean-Marie Ogandaga, ministre de l’Economie, de la prospective et de la programmation du développement. Les cours des principaux produits de base importés et le recul persistant de la production pétrolière fragilisent l’économie.

Ces contraintes ont entraîné, selon lui, la contraction des recettes budgétaires et la commande publique. «Le redressement de cette situation demande du temps et surtout des sacrifices», avoue-t-il. «Cela dit, ce qui est encourageant c’est que 2018 présente les signaux d’une reprise d’activité. En effet, après le ralentissement de 2017 (0,8%), la croissance repartirait relativement en 2018 (1,2%) et devrait s’inscrire dans une dynamique optimiste à moyen terme (4,0%) en rapport avec l’exécution satisfaisante du PRE», a-t-il indiqué.

Selon Jean-Marie Ogandaga, le Gabon est en train de relever la tête sur le plan économique et «le point le plus important à retenir est celui de la bonne tenue de la croissance hors pétrole qui fait preuve d’une certaine résilience, conséquence des efforts de diversification de notre pays», a-t-il apprécié. Si en novembre dernier le Fonds monétaire international (FMI) projetait une reprise économique pour 2019 avec en prime, un taux de croissance estimé à 3,1% en 2019 et 5% à moyen terme, Jean-Marie Ogandaga estime que «pour l’année 2019, l’application rigoureuse des mesures de politiques fiscale et budgétaire contenues dans la Loi de finances devrait permettre de renouer avec une croissance plus confortable». «Nous projetons, en effet, une progression de l’activité économique supérieure à 3%, soutenue à la fois par la reprise dans l’industrie pétrolière et la bonne tenue du secteur hors pétrole. En particulier, nous anticipons, notamment, une bonne performance des activités primaires (10,2%), incluant le pétrole, les mines et l’agriculture», a-t-il poursuivi. Selon lui, le secteur secondaire connaitrait un relèvement de 2,8% de son activité, drainé par les industries du bois et agroalimentaire. «Pour sa part, le secteur tertiaire progresserait de 3,5%, tiré par les activités de transports et télécommunications», a-t-il prévu.

Alors que la Loi de finances 2019 semble augmenter la pression fiscale aussi bien sur les entreprises que sur les consommateurs avec l’ajout de nouvelles taxes telle que celle sur les transactions électroniques affecté au profit du Fonds mutuel pour l’emploi, Jean-Marie Ogandaga a rassuré l’opinion en indiquant «qu’il n’y aura pas de taxes sur les transactions électroniques dans la Loi de finances 2019».

Il en est de même pour celle sur les ordures ménagères quand bien-même, des réflexions devraient continuer en ce sens. «Il n’y aura pas plusieurs nouvelles taxes dans la Loi des finances», a-t-il insisté. A en croire le ministre, plusieurs indicateurs devraient repasser dans le vert. Ce qui laisse augurer une année économique plutôt favorable. Déjà en octobre dernier, l’Agence Fitch a amélioré la perspective attachée à la notation souveraine du Gabon (B), la faisant évoluer de «négative» à «stable», reconnaissant ainsi les efforts d’assainissement budgétaire fournis par le pays.

 
 

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