Les apparitions furtives du président de la République depuis son AVC sont mal perçues par des leadeurs de l’opposition gabonaise, à l’instar de Richard Moulomba Mombo qui les assimile aux apparitions de Fantômas, criminel mystérieux créé en 1910 par Pierre Souvestre et Marcel Allain.

Richard Moulomba, président de l’Arena. © D.R.

 

En dépit du fait qu’Ali Bongo est présent à Libreville depuis dimanche, qu’il a eu une brève séance de travail avec quelques membres du gouvernement et présidents d’institutions constitutionnelles lundi et qu’il a présidé un Conseil des ministres ce mardi 26 février, la question sur la vacance du pouvoir au Gabon est toujours d’actualité. C’est, en tout cas, ce qu’assure une frange de l’opposition gabonaise, dont fait partie Richard Moulomba Mombo.

Peu convaincu de la capacité du président de la République à assurer ses fonctions après son AVC survenu à Riyad en Arabie saoudite quatre mois plus tôt, le président de l’Alliance pour la renaissance nationale (Arena) affirme que «le débat reste entier». D’autant que depuis le début de sa convalescence, Ali Bongo n’a fait que quelques apparitions furtives.

«Le président de la République est une institution. Quand il arrive au Gabon, il a droit à un ensemble d’honneurs, il faut un protocole particulier. Or, ce protocole n’existe pas du tout. On a l’impression d’assister au film Fantômas, où l’on vient furtivement et repart furtivement ; on fait des apparitions comme si on avait quelque chose à cacher», regrette Richard Moulomba Mombo interrogé par RFI et TV5 Monde Afrique.

«Je ne crois pas du tout aux montages qui sont en train d’être faits, parque aucun journaliste n’est admis à le filmer. Où est-ce qu’on a vu ça ?» s’étonne l’opposant qui dit «avoir envie de voir [un] président de la République qui ne fera pas d’apparitions furtives, qui sera au contact des populations, des Gabonais et des journalistes». Ce n’est qu’à ces conditions que le débat sur la vacance du pourvoir sera clos, prévient-il. Pour le président de l’Arena, le récent retour  d’Ali Bongo de Rabat au Maroc où il est encore officiellement en convalescence sonne donc faux.

Richard Moulomba Mombo rappelle par ailleurs que le chef de l’État n’est pas «la propriété d’un groupe de personnes ou d’une province donnée». Or, depuis le début de ses ennuis de santé, le président gabonais tend à apparaître comme «un bonhomme qu’on pourrait cacher à volonté et faire apparaître comme s’il s’agissait de réaliser le film Fantômas». Pour lui, depuis quatre mois, Ali Bongo mène clairement «une existence à la Fantômas».

Créé entre 1910 et 1911 par les auteurs français Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas est un personnage de fiction présenté comme le maître du crime. La plus célèbre apparition au cinéma de ce personnage mystérieux est intervenue en 1964 dans le film éponyme réalisé par André Hunebelle et joué par Jean Marais.

 
 

2 Commentaires

  1. Ulys dit :

    Merci Mr Richard Moulomba !!! Ce régime SATANIQUE prend les gabonais pour des idiots à qui on peut tout faire avaler. Pitié ! Pendant qu’on y est, pourquoi n’est-il pas aussi descendu de sa voiture pour prendre un bain de foule COMM le fait ces jours ci Jean Ping ? Arrêtez nous cette mascarade. Bande de VOYOUS !!!

  2. Étienne Ndong dit :

    Je ne voudrais pas croire que la France soit derrière cette énième MASCARADE. Pourtant il semble que si. Le peuple gabonais vous a fait quoi pour subir une telle humiliation ? Akié !!! A Ntare Nzame !!!

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