International SOS et Control risks ont réalisé la 11e carte annuelle des risques liés aux voyages. Dans cette carte qui prévoit les endroits les plus dangereux pour voyager en 2020, le Gabon se classe dans le top des pays en Afrique où le risque de voyage est bas.

Des touristes peuvent se rendre au Gabon en 2020 sans trop craindre pour leurs vies. © D.R.

 

L’Afrique dans la Travel Risk Map. © D.R.

Réalisée par deux spécialistes mondiaux du risque, l’édition 2020 de la Travel Risk Map a été mise à jour le 27 novembre et évalue les niveaux de risques santé et sécurité dans le monde entier. Les pays sont évalués en fonction de cinq catégories de risques : insignifiants, faibles, moyens, élevés et extrêmes. Dans la partie africaine, le Gabon se classe dans le top 10 des pays ayant une cote de sécuritaire faible et une cote de risque médical moyenne. Il se retrouve avec le Sénégal, le Ghana, le Bénin, le Rwanda, la Namibie, le Botswana, la Zambie, le Malawi et le Maroc.

Selon cette étude, il s’agit d’évaluer la menace que représente la violence politique via le terrorisme, l’insurrection, les troubles politiques et la guerre. Mais aussi, l’agitation sociale y compris la violence sectaire, communautaire et ethnique, et des crimes de mineurs. D’autres facteurs, comme la robustesse des infrastructures de transport, l’état des relations professionnelles, l’efficacité des services de sécurité et d’urgence, et la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles sont pris en compte lorsqu’ils sont suffisamment importants pour avoir une incidence sur l’environnement de risque global pour les voyageurs.

La carte présente le Gabon comme l’un des pays où «les taux de crimes violents sont bas», et ou, «la violence raciale, sectaire ou politique ou les troubles civils sont rares». Les auteurs notent que si le terrorisme constitue une menace, «les groupes ont des capacités opérationnelles limitées et les actes de terrorisme sont rares». Leur évaluation met en exergue le fait que «les services de sécurité et d’urgence sont efficaces et les infrastructures solides», et souligne que «les actions professionnelles et les perturbations dans les transports sont rares».

Sur le plan médical, International SOS évalue une gamme de risques pour la santé et les facteurs atténuants. Notamment la prise en charge de maladies infectieuses, facteurs environnementaux, données d’évacuation sanitaire, données sur les traumatismes routiers, standard des services médicaux d’urgence, soins médicaux ambulatoires et hospitaliers, accès à des produits pharmaceutiques de qualité ainsi que les barrières culturelles, linguistiques ou administratives. Pour l’évaluation de cette catégorie, International SOS tient compte du fait que le paysage médical peut varier en fonction des lieux. Dans les grandes villes, note International SOS, il est possible d’avoir un meilleur accès à des soins médicaux de qualité tandis que les zones reculées ou rurales peuvent avoir un nombre limité d’installations de santé et de soins spécialisés.

Le Gabon y est présenté comme un pays dans lequel «les soins médicaux de qualité sont disponibles chez certains prestataires». Ses services d’urgence sont jugés fiables, et les soins spécialisés et dentaires, bien que limités, sont généralement disponibles.  Toutefois, International SOS fait état de «certains risques de maladies d’origine alimentaire ou hydrique» et souligne que «des maladies infectieuses potentiellement mortelles, telles que le paludisme et la typhoïde, peuvent être présentes».

 
 

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