Lors du congrès extraordinaire qui a consacré la mue du Rassemblement héritage et modernité (RHM) en Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), le parti d’Alexandre Barro Chambrier en plus de renouveler ses cadres, a révisé ses statuts mettant en relief l’incompatibilité entre membre du gouvernement et membre du secrétariat exécutif du parti. Cette réforme écarte de fait Michel Menga M’Essone.

Michel Menga à l’ouverture du congrès. © Gabonreview

 

Le Rassemblement héritage et modernité (RHM) a tenu son premier congrès extraordinaire les 5, 6 et 7 avril à Libreville. Ces assises ont consacré la mue du RHM qui devient Rassemblement pour la partie et la modernité (RPM). Si dans son allocution d’ouverture, le président du parti Alexandre Barro Chambrier a estimé que ce premier congrès extraordinaire devait mesurer le chemin parcouru par le parti, tirer les leçons afin de le préparer à relever les défis présents et futurs, plusieurs mesures ont été prises, conformément à la nouvelle ligne politique du parti.

Environ 105 personnes ont été promues parmi les cadres du parti. Faustin Laurent Bi Essone a été nommé secrétaire exécutif avec cinq adjoints, parmi lesquels ne figure pas Michel Menga M’Essone qui avait été suspendu de ses fonctions de secrétaire général, suite à son entrée au gouvernement. Sanction qu’il n’a jamais acceptée en se prévalent du l’étiquette de membre fondateur du RHM. Les statuts de ce parti pouvaient conforter sa position, tant ils n’étaient pas clairs sur la question des incompatibilités. Ainsi, le congrès qui est l’organe décisionnel suprême du parti a décidé de réviser ses statuts. Un nouvel article a enrichi le titre relatif aux incompatibilités. «Le militant qui accède aux fonctions de membre du gouvernement ou de membre du bureau d’une institution constitutionnelle ne peut exercer de fonction au sein du Secrétariat exécutif du parti». Cette disposition écarte de facto Michel Menga M’Essonne de cet organe.

Banni de tous les organes du parti

Il a d’ailleurs été écarté de tous les autres organes du parti puisque son nom n’a été cité nulle part. C’est d’ailleurs à dessein que les dispositions communes ont tout aussi été révisées par l’ajout d’un article qui précise que «tout militant qui accepte des fonctions politiques sans l’accord du parti s’expose aux sanctions [] se rapportant au cas d’intelligence avec l’adversaire». Accusé de compromission avec le pouvoir en place et donc d’intelligence avec l’adversaire, il est donc banni de l’équipe dirigeante du RPM. Après avoir assisté à l’ouverture des travaux du congrès, il ne s’est pas présenté lors de la clôture. S’il décide d’être membre du RPM, il devra subir les sanctions majeures prévues par l’addendum au projet du règlement intérieur révisé. Notamment «l’exclusion définitive», puisqu’accusé d’atteinte à l’unité du parti. À moins qu’il renonce à ses avantages gouvernementaux.

 
 

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