Prévue le 26 août au palais de justice de Libreville, l’audience d’Appel à agir, sur la sollicitation d’une expertise médicale sur l’état de santé d’Ali Bongo a été renvoyée au 2 septembre. La Cour d’appel a invoqué «le respect du principe de la collégialité en justice».

Le palais de Justice de Libreville, le 26 aout 2019. © Gabonreview

 

Certains membres du collectif Appel à agir attendant l’audience au palais de Justice de Libreville, le 26 aout 2019.© Gabonreview

Initialement prévue le 12 juillet, l’audience sur la requête du collectif Appel à agir, concernant l’évaluation des aptitudes d’Ali Bongo par un médecin-expert, a été successivement reportée le 29 juillet, puis le 12 août et le 26 août. Cette fois encore, la Cour d’appel a renvoyé l’affaire au 2 septembre. Une décision que la juridiction justifie par «le respect du principe de la collégialité en matière de justice afin d’éviter l’arbitraire».

Si la raison se justifie juridiquement, Ange Kevin Nzigou, l’un des membres du collectif Appel à agir, trouve la décision fallacieuse. «C’est une fausse raison. Pour une question aussi sensible, un dossier aussi attendu, les magistrats ne peuvent pas se permettre d’être en vacances. Les gens sont programmés, la formation des juridictions se fait par ordonnance. Donc elle obéit à un programme bien défini. La raison ne tient pas», a regretté l’avocat.

Franck Ndjimbi, un autre membre du collectif Appel à agir, voit en ce renvoi une entourloupe. «On avait demandé aux Gabonais de venir parce qu’on s’attendait à ce qu’il y ait une entourloupe, même si juridiquement ça se semble justifié. On a pu le constater. Mais nous restons mobilisés, nous maintenons notre demande et le 2 septembre nous serons là», a-t-il lancé.

Pour sa part, le conseil d’Ali Bongo a dit s’en tenir à la décision de la Justice. D’autant qu’elle «relève de l’organisation interne de la Cour d’appel», explique Aimery Bhongo Mavoungou, assurant être prêt pour le procès. Cette journée a par ailleurs été marquée par deux faits.

Outre le renforcement du système sécuritaire à l’entrée et au sein du palais de justice assorti de contrôles rigoureux, l’affaire présente sur rôle jusqu’à vendredi, a curieusement disparu du rôle le jour du procès. Un fait qu’Ange Kevin Nzigou n’a pas manqué de fustiger.

«C’est curieux. J’ai fait remarquer l’absence de l’affaire sur le rôle à la présidente de la Cour. Elle l’a justifiée par des raisons administratives. Au fond, ils sont dans l’embarras», a expliqué l’avocat. Ce qui n’empêchera en rien la tenue du procès.

«La question de la tenue de l’audience ne se pose plus parce qu’ils ont demandé la radiation de l’affaire du rôle, la décision de madame Akolly reste applicable. Même si elle est remplacée par Ali Bongo lui-même, sa décision reste applicable. On ne peut plus revenir au nom de l’autorité de la chose jugée, sur le fait qu’on rabatte l’affaire ou non. Ils sont obligés parce que c’est la décision qui a été prise, en dépit du fait que madame Akolly ne soit plus là», a conclu Ange Kevin Nzigou.

 
 

2 Commentaires

  1. Voilà dit :

    Pouvoirs, déclinez-vous !

  2. mavioga dit :

    je tien a vous félicité appel agir pour tous ce que vous être entrain de faire pour le peuple gabonais ne baissé pas les bras

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