Le collectif Appel à agir a, le 23 septembre, introduit un recours pour contester devant la Cour constitutionnelle, la validité de l’ordonnance n°89/2018-2019 et exiger, de ce fait, la désignation d’un médecin-expert afin d’établir la capacité d’Ali Bongo à assumer les devoirs de la charge de président de la République.

C’est désormais à Marie Madeleine Mborantsuo de traiter la question liée à l’état de santé d’Ali Bongo. © D.R.

 

La demande d’une expertise médicale sur les capacités physiques et cognitives du chef de l’État initiée par le collectif Appel à agir et récemment abandonnée sans suite par la Cour d’appel de Libreville, vient de s’offrir un nouvel espoir auprès de la Cour constitutionnelle à travers le recours en inconstitutionnalité de l’ordonnance sursis n°89/2018-2019, introduit le 23 septembre par Maître Jean Paul Moubembé.

Le groupe des 10, à travers cette énième démarche d’administration de preuve judiciaire pour le triomphe de la «vérité», exige la désignation d’un médecin-expert afin d’établir la capacité d’Ali Bongo à assumer les devoirs de la charge de président de la République. «Le collectif Appel à agir précise que l’expertise médicale exigée doit être contradictoire et conduite par des experts en neurologie».

«Le collectif Appel à agir considère que l’ordonnance déférée contrarie l’ordonnancement juridique en République gabonaise et contrevient aux dispositions constitutionnelles. Il estime que cette ordonnance ne visait qu’à empêcher l’application de la loi. En particulier, elle visait à éviter que la Constitution ne déploie son plein effet, notamment s’agissant de la vacance du pouvoir», assure-t-il.

Ainsi, dans son recours, dont l’objectif est de parvenir à démontrer aux yeux du monde, s’il en est encore besoin, l’incapacité physique et cognitive d’Ali Bongo à assumer ses charges de président de la République, le collectif Appel à agir relève trois éléments : l’ordonnance délivrée par le premier président de la Cour de cassation se fonde sur un privilège de juridiction, alors qu’en introduisant son recours, Ali Bongo s’est lui-même comporté comme le justiciable de droit commun qu’il reconnaît ainsi être ; lors de la fête nationale, l’état physique d’Ali Bongo a légitimé et renforcé les doutes sur ses capacités cognitives ; en mobilisant l’ensemble des institutions de la République, les moyens de l’État ainsi que les instruments réservés au seul président de la République pour une fumeuse tournée républicaine, le directeur de cabinet du président de la République confirme qu’Ali Bongo n’est plus en capacité d’incarner l’autorité du président de la République. Or, cette autorité ne peut être ni partagée ni déléguée.

«Avec gravité, devant les Hommes et devant l’Histoire, le Collectif Appel à agir invite les juges constitutionnels à se saisir de cette question qui engage la stabilité de notre pays et son avenir. Depuis octobre 2018 la République s’abîme chaque jour un peu plus. Il y a urgence à faire la lumière sur l’état de santé d’Ali Bongo et en tirer les conséquences constitutionnelles en déclarant la vacance du pouvoir», ont conclu les 10, demandant à la Cour constitutionnelle de jouer pleinement son rôle de régulateur et de veiller au respect de l’ordre constitutionnel, conformément à l’article 83 de la Constitution.

 
 

3 Commentaires

  1. Maganga René dit :

    Vous n’avez pas encore compris que seule in rébellion du peuple gabonais mettra définitivement FIN au spectacle affligeant qu’on nous impose depuis la mort de l’imposteur BOA en octobre 2018. Ce régime (avec l’appui du Quai d’Orsay) veut juste gagner du temps. ON CESSERA DE VOUS LE DIRE: ALI BONGO EST BIEN MORT. Ce qu’on vous montre chaque jour, chaque semaine, chaque mois et trimestre, c’est de la poudre aux yeux tout simplement.

  2. Ulys dit :

    Bonsoir gabonreview, Alexandre Tapoyo du PDG à quitté ce parti politique. Faites nous un article la dessus SVP. Que se passe t’il au pdg ?

  3. SERGE MAKAYA dit :

    Avez-vous lu cet article dans le site MEDIAPART ? Lisez déjà ceci :
    “La semaine dernière, en abordant la question, l’opposante gabonaise Laurence Ndong s’est fendue d’une déclaration péremptoire à travers une vidéo diffusée sur Internet : « Brice Laccruche Alihanga ne sera jamais président du Gabon ! » De la part d’une militante connue pour son intelligence politique, cette sortie avait quelque chose de surprenant, car le Marseillais Brice Fargeon alias « Laccruche Alihanga » est bel et bien président du Gabon. L’intéressé ne s’en cache d’ailleurs pas. Et pour bien le monter, cette espèce de « président de fait » multiplie les voyages à travers le pays. Dans toutes les provinces qu’il visite, Brice Fargeon est reçu avec tous honneurs par les gouverneurs, ministres, chefs militaires, élus locaux et nationaux. Ça, Laurence Ndong ne peut pas ne pas l’avoir vu, d’autant que Fargeon « Laccruche » qui, visiblement souffre d’une réelle incontinence numérique, inonde la Toile à l’aide de ses multiples sites internet et comptes Facebook. La question n’est donc plus de savoir qui dirige le Gabon, mais plutôt de voir comment sortir au plus vite le pays de cette situation anachronique qui constitue, pour tout son peuple, une suprême humiliation. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’en à peine quelques mois, les Gabonais deviennent la risée de tous les autres Africains ?”

    LE TOUT ICI : https://blogs.mediapart.fr/celine-alexandre/blog/230919/la-filiere-gabonaise-de-vincent-bollore-nouveau-parangon-de-la-francafrique-2

    BONNE LECTURE ET BONNE COMPRÉHENSION DE CE QUI SE PASSE AU GABON…

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