Tout en réaffirmant son appartenance à la majorité et son soutien à Ali Bongo, le président de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (Udis) a récemment exprimé son courroux face aux supputations de certains sur la santé du chef de l’Etat. Il appelle au ressaisissement de tous les bords opposés sur la question.

Hervé Patrick Opiangah, le président de l’Udis, le 13 juillet 2019, à Libreville. © D.R.

 

Hervé Patrick Opiangah (HPO) n’apprécie pas beaucoup la tournure prise par le débat politique au Gabon ces dernières semaines. Il se dit déçu de ce que celui-ci soit désormais axé uniquement sur l’état de santé d’Ali Bongo à qui il a réaffirmé son soutien, son «indéfectible attachement [et sa] fidélité», y compris au nom de son parti, l’Udis.

«Je condamne sans ambiguïté les dérives actuelles. Je dénonce les gens qui profitent de la convalescence du chef de l’Etat pour se livrer à ces comportements qui tendraient à remettre en cause la cohésion nationale et les équilibres établis», a déclaré le président de l’Udis, à la faveur d’une rencontre avec les militants de son parti, samedi 13 juillet, à Libreville.

Si HPO a également profité de la «Rencontre citoyenne» de l’Udis pour condamner «les injustices, la gabegie et l’impunité» de certaines «personnalités», beaucoup ont perçu dans son propos une réprobation des agissements des collaborateurs d’Ali Bongo. Proche du président de la République, le patron de l’Udis n’a pas manqué d’appeler au ressaisissement de tous les bords opposés sur la question de la santé du chef de l’Etat, qu’il affirme aux commandes.

Au-delà de l’état de santé d’Ali Bongo, la rencontre de l’Udis, dédiée principalement aux nouveaux adhérents, a porté sur l’histoire du parti, ses valeurs et son ambition. Plusieurs centaines de personnes y ont pris part.

 
 

6 Commentaires

  1. Tito dit :

    Il est des gens qui devraient ne fusse que faire montre de décence quant à leur prise de parole. Comment ose-t-il parler de gabegie ou d’impunité alors que lui-même nage là dedans? A la limite, c’est une blague de très mauvais goût! Lui qui parle… Peut-il justifier sa fortune actuelle? Sic!

  2. Akébé Vite !!! dit :

    -C’est aussi ca l’émergence échouée : les voleurs ne sont même pas d’accord entre eux…

  3. Plutonium 241 dit :

    À lire les élucubrations de ce triste personnage on croirait que la dictature bonggolienne est un modèle (dans quelque domaine que ce soit ?) à défendre… à moins d’être un Ultra bongolatre béat (pléonasme) ou un pro (PD zozo /ajev/rv ou Dieu sait quoi encore comme débilité) il n’y a plus rien à sauver chez les PD Givrés.

  4. Ipandy dit :

    Monsieur Opiangah,
    Rappeler d’où vous venez. Le peuple a le droit de savoir. Notre président n’est plus capable de diriger. Notre a besoin plus que par le passé d’un leaders ayant toutes ses facultés, mobile et très en forme. Dieu seul est au contrôle de la vie de chaque être humain. Même si certains dans le pays soutiennent que le président n’est plus, c’est naturel. Ces derniers cherchent leurs pères et veulent savoir. Monsieur Opiangah, si un jour là vérité éclate vous perdrez tout le capital de sympathie que beaucoup ont pour vous.

  5. manono dit :

    Mr chaque mot a son sens. Si Ali est convalescent, ca voudrait dire qu’il est guerit mais qu’il n’a pas encore retrouve ses forces. Depuis janvier, il est toujours convalescent ? Je ne crois, vous etes en train de cacher la verite.C’est normal que les gabonais puissent se demander ou est Ali. Vous n’allez convaincre personne.

  6. Mboung dit :

    Connaissant le haut niveau d’analyse de ces grands intellectuels Ce qui est étrange c’est qu’aucun n’ait pas encore accusé les fameuses «dérives actuelles» (pourquoi d’ailleurs seulement les actuelles d’ailleurs? d’être au service de Ping. Il y a beaucoup de laisser-aller dans la propagande PD ziziste ces temps-ci on dirait …

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