Entre cacophonie, entretien du mystère et maladresses, les tenants du pouvoir au Gabon, selon Marc Ona Essangui, agissent désormais sous la pression des Gabonais et par simple exigence communicationnelle depuis l’AVC du président de la République.

Marc Ona Essangui, sur «Instant direct», le 17 janvier 2019. © Capture d’écran/GMT

 

Depuis l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo, plus rien ou presque ne va au sommet de l’État. C’est, en tout cas, la conviction de Marc Ona Essangui, exprimée récemment dans l’entretien Instant direct de Gabonmediatime.com. Le coordonnateur national du mouvement Tournons la page soupçonne les collaborateurs du président de la République de ne pas contrôler la situation, bien qu’ils tentent de convaincre du contraire. Toutes leurs initiatives ces dernières semaines seraient, selon lui, dictées par la pression exercée par les internautes et certains partis de l’opposition gabonaise.

Selon Marc Ona Essangui, c’est notamment «sous la pression du peuple» qu’une délégation composée de la présidente de la Cour constitutionnelle, du précédent Premier ministre et du vice-président de la République s’est rendue à Rabat au Maroc, en décembre dernier, pour prendre des nouvelles du chef de l’Etat et surtout pour montrer aux Gabonais que les institutions sont en place. Il n’empêche, le patron de l’ONG Brainforest aurait souhaité que la présidente du Sénat, Lucie Milebou-Mboussou, soit de cette délégation.

Tenue le 15 janvier au palais Rénovation à Libreville, la cérémonie de prestation de serment des membres du nouveau gouvernement, elle aussi, aurait été imposée par la pression exercée par les Gabonais sur les tenants du pouvoir, particulièrement sur les réseaux sociaux. «C’est parce que les questions fusaient de partout», croit savoir Marc Ona Essangui, doutant d’ailleurs que le dépôt de la démission d’Emmanuel Issoze Ngondet se soit fait dans les règles de l’art. «A moins que j’aie raté un épisode, nous n’avons pas d’image de la démission de l’ancien Premier ministre», fait-il remarquer.

«Au sommet de l’Etat, contrairement à ce que certains peuvent penser, on agit sous la pression, et ce sont des opérations de communication autour d’une personne malade, pour montrer que tout va bien», conclut l’activiste pour qui la principale victime des agissements du palais du bord de mer est Ali Bongo.

 
 

8 Commentaires

  1. Habifa Romy dit :

    Bonjour,
    La pression du chérifo-hexagonale est une grande illusion alors?

  2. sergio dit :

    Ali n’est pas une victime! si tant en est le cas qu’il démissionne alors. Car il y a bien vacance de pouvoir au gabon et là est le problème.

  3. Hugo dit :

    La France et le Maroc qui jouent aussi cette partition avec ce régime corrompu des Bongoistes et PDGistes, ne se trouvent-ils pas ridicules ? Ali Bongo est bien mort, laissez cet homme se reposer SVP.

  4. Fine bouche dit :

    Pression et amateurisme ils n ont convaincus personne on se demande bien pourquoi. La France reste muette la ou le ministre français le Drian s exprime pour le cas du Congo kinsasha

  5. Ndong Alexis dit :

    Le Gabon n’est pas la propriété des Bongo, ni du Maroc, ni de la France. Le Gabon appartient aux gabonais.

    • diogene dit :

      Erreur le Gabon est une fiction coloniale, qui n’appartient à personne. Les influences circulent sur toute la planète, surtout dans les pays riches en matières premières, et gérer par des fascistes sans idéologies corrompus et criminels.
      Aucune souveraineté n’est possible , ni même envisageable à l’heure actuelle sur Terre.

  6. Julien dit :

    Une révolution se prépare actuellement dans les maman ds des 9 provinces du Gabon pour libérer le pays. Vive la révolution !

  7. Christian MABIKA dit :

    Je pense pour ma part que ce debat est clot. Vous l’avez fait passé pour mort mais est bien là et en pleine forme. Qu’on arrete de faire au Gabonais ce qui n’est pas vrais. Ali BONGO ONDIMBA, demontre par sa presence depuis hier qu’il est encore et toujours capable de diriger ce pays Aujourd’hui, il a tenu son premier conseil de ministre de l’année apres la nomination du nouveau gouvernement.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW