Pour beaucoup, la décision de la Cour d’appel de se dessaisir du dossier relatif à la demande d’une expertise médicale sur les capacités physiques et cognitives du chef de l’État est «une correction» infligée aux 10 membres d’Appel à agir. La plateforme qui nie le caractère «accusatoire» de son initiative assure pourtant avoir réussi à faire éclater «la vérité».

Au palais de justice de Libreville, le 2 septembre 2019, la Cour d’appel s’est dessaisie du dossier d’Appel à agir sur l’état de santé d’Ali Bongo. © Gabonreview

 

Ayant tenté des semaines durant de convaincre la justice d’accepter qu’une expertise médicale soit faite pour déterminer les réelles capacités physiques et cognitives d’Ali Bongo, Appel à agir n’est pas parvenue à ses fins. Après la décision de la Cour d’appel de se dessaisir de cette affaire au profit de la Cour de cassation, sur les réseaux sociaux, beaucoup estiment que le groupe des 10 a subi une véritable déculottée de la part des avocats du président de la République. «Faux !» se défend la plateforme dans une vidéo consultable sur sa page Facebook.

Franck Ndjimbi, membre du groupe et militant de l’Union nationale (UN), assure être parvenu à faire éclater la «vérité» sur l’état de santé du président, que le Bord de mer dit pourtant en pleine possession de toutes ses capacités. «Notre saisine de la justice visait simplement à faire toute la lumière sur les capacités physiques et cognitives [d’Ali Bongo]. Nous pensons qu’aujourd’hui, chacun d’entre nous est convaincu qu’il n’est plus en capacité. Tout ce qui s’est déroulé-là a conforté notre opinion, confirmé ce que nous disons», affirme-t-il, indiquant que le scénario annoncé par les avocats du président a été matérialisé, preuve de leur immixtion «brutale» dans le processus juridictionnel.

De même, la plateforme a nié le caractère «accusatoire» de son initiative. «Contrairement à tout ce que les avocats d’Ali Bongo ont voulu déployer comme arguments, il ne s’agissait pas d’un procès accusatoire. Ils ont convoqué le statut juridictionnel d’Ali Bongo à tort», a rectifié Franck Ndjimbi, ajoutant que l’article 78 de la Constitution gabonaise exhibé par les avocats du président n’évoque que le cas de haute trahison. Or, assure-t-il, «personne n’a saisi la justice pour un cas de haute trahison».

«Nous étions dans une démarche d’administration de preuve judiciaire, explique-t-il. Nous avons donc demandé à la justice de nous aider à obtenir une preuve, et ce que nous en aurions fait est un autre débat.»

 
 

6 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Ali Bongo est bien MORT depuis octobre dernier. Qui tient les commandes du pays ? C’est le marseillais Brice Laccruche Fargeon Alihanga. Qui lui a donné l’autorisation ? Le QUAI D’ORSAY. Il fait actuellement ce qu’il fait avec l’accord de la MAFIA francafricaine (ou QUAI D’ORSAY). La stratégie avait fonctionné du temps de Léon Mba (avec Albert Bernard Bongo), elle a fonctionné aussi après la mort d’Omar Bongo (avec Ali Bongo). La France joue ke même système avec cette fois-ci un français de souche en la personne de Fargeon Alihanga Laccruche.

    Et si nous n’agissons pas des maintenant pour faire cesser cette mascarade au plus vite, je vous JURE que nous aurons comme président du Gabon Alihanga Laccruche Fargeon. Ce dernier à déjà promis à pas mal de gabonais des postes au gouvernement une fois qu’il sera installé comme nouveau “roitelet” du Gabon. Entendez par roitelet, qu’il sera lui-même aux ordres de Paris. Ce qui ne lui posera pas vraiment problème, puisqu’il est lui-même français.

    C’est à nous maintenant de dire à ce Fargeon Alihanga Laccruche de cesser sa comédie imposée par le Quai d’Orsay.

    Je m’en fout éperdument si vous refusez de le croire. Je suis serge MAKAYA, ancien agent secret du B2. Et je sais que ka France est fortement impliquée dans ce qui se passe actuellement au Gabon.

    • Bibang Serge dit :

      @Serge Makaya. Vous nous fatiguez avec votre propagande pro-Laccruche. Vous passez votre temps à faire croire qu’ il a de puissants soutiens juste parce que vous voulez anesthésiste les Gabonais. Vous passez votre temps à vendre la mort d’Ali (qui n’est vraie que dans votre cerveau d’esclave émergent) juste pour habituer les gens à cette idée, de sorte que plus rien ne puisse les faire bouger ensuite. Vous vous croyez malin ? Pourquoi…

  2. Manono dit :

    Pour moi, cette façon de faire véhicule le fait qu’Ali ne soit plus en capacité de diriger le pays. Ils ont manipulé la juste parce qu’ils veulent cacher la vérité. S’il allait bien, les choses se seraient déroulées autrement. Dans tous les cas, ils se mentent eux-mêmes, le monde entier a déjà compris leur gros mensonge.

  3. Les titre et contenu sont inexacts

    contrairement à ce qui est annoncé et décrit dans l’article, Apel à Agir a bel réussi son coup médiatique en obligeant l’exécutif, impuissant devant la loi à faire ce dans quoi il excelle: interférer sur le judiciaire à travers d’obscures manœuvres.

    C’est incontestablement le propre d’une République bananière !
    En quoi les suites de l’action d’AAA constituent -elles une déculottée ?

    Drôle d’interpr à vrai dire

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