Député du 2e arrondissement de la commune de Moanda, Alexandre Awassi s’est prononcé, le 17 mars à Libreville, sur la question de la vacance de la présidence de la République. Selon l’élu, il ne revient pas aux collectifs ou groupes dits de l’opposition de déclarer cette vacance.

Alexandre Awassi s’en prend à l’opposition qui réclame la vacance du pouvoir
à la suite de la maladie d’Ali Bongo. © D.R.

 

Ancien Chargé de missions du président de la République, aujourd’hui député du 2e arrondissement de la commune de Moanda, Alexandre Awassi s’est prononcé sur la déclaration de la vacance du pouvoir souhaitée par une frange de l’opposition. Le 17 mars à Libreville, le député s’en est clairement pris aux partisans de cette position.

«Bien qu’en convalescence à Rabat au Maroc, le président de la République S.E. Ali Bongo Ondimba remplit les devoirs de sa charge, avec la même opiniâtreté», a déclaré Alexandre Awassi. Sans apporter la preuve la capacité d’Ali Bongo à diriger le pays, le député soutient véhément que le président de la République «continue de veiller au respect de la Constitution, il assure le fonctionnement des pouvoirs publics ainsi que la continuité de notre pays». Et de préciser que lors de son séjour à Libreville, «en concertation avec le Premier ministre, ils ont ensemble déterminé les grandes lignes de la politique gouvernementale en cours d’application actuellement».

Pour lui, la déclaration du pouvoir souhaité par une frange de l’opposition découle du «manque de vision et de projets» de celle-ci. «Nous assistons depuis quelques années à une opposition en vacances», a affirmé Alexandre Awassi, soutenant par ailleurs que «le rôle de l’opposition c’est aussi d’incarner une force de propositions et non de manipuler les opinions en longueur des médias».

Il a ainsi dénoncé «la médisance et les faits divers cousus au fil blanc», ainsi que «ces opposants pour qui, l’actualité politique du Gabon ne devait tourner qu’autour des actes de naissance, de légion étrangère et maintenant de cette supposée mort du Chef de l’Etat». Dans ce sens, Alexandre Awassi a rappelé, une nouvelle fois, que seule la Cour constitutionnelle est habilitée à constater et déclarer la vacance du pouvoir.

«La situation de vacance de la présidence de la République par son titulaire doit être constatée par la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, ou à défaut, par les bureaux des deux chambres du parlement statuant ensemble à la majorité de leurs membres, et non pas par des collectifs ou autres groupes dits de l’opposition», a-t-il déclaré.

Ce qui est loin d’être le cas pour lui, puisque qu’Ali Bongo se remettrait «admirablement» de sa maladie qu’il a présentée comme «une dure épreuve» par le député.

 
 

3 Commentaires

  1. Plutonium 241 dit :

    Inutile de s’exciter avec ce monsieur, il défendra toujours de manière inconditionnelle son idole criminelle et ses complices représentants comme il les a défendu tout au long de leurs forfaitures antérieures et en cours au point maintenant d’en être devenu ridicule.Les faquins savent tout sur tout même ce que doit être la pensée d’autrui mais ignorent toujours jusqu’à ce jour comment assumer leur très lourd passif.Pauvres homoncules …;

  2. Akébé Vite !!! dit :

    Des citoyens Gabonais soucieux de leurs situations et de l’avenir de leur pays et qui expriment leurs points de vue. Mon Dieu, quelle horreur !! Heureusement ce genre de choses n’arriverait pas aux (pseudos)députés de la majorité. Eux ils savent qu’être député ça consiste à voter,exécuter et cautionner tout ce qu’elle (la c.constitutionnelle d’abord puisqu’elle s’est arrogé le pouvoir de le dissoudre ) le gouvernement évidement .

  3. Mboung dit :

    “Circulez y a rien à voir” mais dit en langage émergent et échoué ça a une toute autre forme c’est tout rien de bien nouveau malheureusement avec eux ….

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