Avocat du Collectif Appel à agir ayant saisi la Cour constitutionnelle pour solliciter une expertise médicale sur Ali Bongo, Jean Paul Moubembe apporte de précisions sur le dossier dans l’interview accordée à Gabonreview le 20 novembre. Assurant qu’il demeure le conseil du Collectif, l’avocat estime que la saisine de la Cour constitutionnelle permettra de mettre fin à un débat datant de plus de deux ans.

Jean- Paul Moumbembe l’avocat du collectif Appel à agir. © Gabonreview

 

Gabonreview : Vous avez récemment saisi la Cour constitutionnelle sur la santé d’Ali Bongo. Quel est l’intérêt de cette requête, étant entendu que vous avez été déboutés par la Cour d’appel ?

Me Moubembe : L’objet de notre saisine est le même. Nous soulevons le même problème que la Cour d’appel n’a pas voulu trancher : la désignation d’un médecin-expert afin de dire si oui ou non Ali Bongo bénéficie encore de ses capacités intellectuelles et physiques pour gouverner le Gabon.

Et mes clients ne remettent pas en cause la qualité de président de la République d’Ali Bongo. C’est ce que j’ai obtenu d’eux avant d’accepter de défendre ce dossier. Et dans notre démarche, nous voulons mettre fin à ce débat qui inonde la République depuis plus d’un an. Seul un médecin-expert peut nous le dire. S’il nous confirme qu’Ali Bongo est apte, le débat est clos. Mais s’il nous dit le contraire, on demande la vacance du pouvoir. Voilà l’objet de la saisine.

Êtes-vous optimiste ?

Bien évidemment ! Nous faisons pleinement confiance à la Cour constitutionnelle parce que nous n’avons qu’une seule cour constitutionnelle et nous sommes légalistes. Contrairement à ce que les gens peuvent penser que c’est une Cour aux ordres, nous avons confiance. Les membres de cette juridiction sont des hauts dignitaires qui savent privilégier l’intérêt national.

Vous êtes sous le coup d’une enquête diligentée par la Cour constitutionnelle visant à savoir si vous avez été sanctionné disciplinairement. Cette enquête peut avoir pour conséquence de vous dessaisir du dossier…

Je demeure jusqu’à ce jour l’avocat du Collectif Appel à agir et j’ai le droit de défendre le dossier la Cour constitutionnelle. Je ne fais l’objet d’aucune sanction. La Cour constitutionnelle est en droit de savoir si l’avocat appelé à plaider devant sa juridiction n’a pas été suspendu disciplinairement par le Conseil de l’ordre, statuant en matière disciplinaire soit par la Cour de cassation chambres réunies selon la loi des avocats.

En ce qui me concerne, j’ai été suspendu en 1994 et 2015, non pas parce que j’ai une moralité douteuse, ou que j’aurai commis une infraction quelconque, mais parce que, et ce qui est d’ailleurs normal, je menais de combats révolutionnaires au sein du Barreau. Et vous constaterez que toutes les fois que j’ai été suspendu c’est pour outrage au bâtonnier. Et toutes les fois que j’ai été jugé par le conseil de discipline, ce conseil est présidé par le bâtonnier outragé malgré le fait que j’oppose la règle selon laquelle on ne peut être juge et partie.

Je suis habilité à plaider devant la Cour constitutionnelle. La preuve, récemment dans l’affaire de Chantale Myboto c’est moi qui ai plaidé devant cette juridiction. Il y a quelques mois j’ai défendu 3 dossiers concernant le contentieux aux élections législatives. J’ai été autorisé à plaider pendant que madame le président de la Cour constitutionnelle refusait la constitution des certains avocats sur la base sa décision de 2016 qui interdit les avocats ayant été sanctionnés disciplinairement et ceux non inscrits au grand tableau et n’ayant pas totalisé 15 ans d’expérience à plaider devant la Cour constitutionnelle.

J’ai été sanctionné un an avant cette décision donc on ne peut me l’opposer en raison du principe simple de la non- rétroactivité de la loi. De plus j’ai plus de 30 ans de métier aujourd’hui. Donc je ne suis pas concerné par la décision. C’est ce que j’ai expliqué à la présidente de la Cour constitutionnelle dans une correspondance.

 
 

4 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    Tu as tout le soutient de BWETE. BWETE. /
    ……………………………………………
    PEUPLE D’IBOGA (GABONAIS), LES PLUS GRANDES BATAILLES VICTORIEUSES SONT CELLES QUE L’ON GAGNE INTELLIGEMMENT, PACIFIQUEMENT ET SANS VIOLENCE AUCUNE. LA MÉDIOCRE FRANC-MAÇONNERIE EST MORTE. C’EST FINI. FIN. TERMINER. BWETE. /
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION EST AMORCÉE #
    “GABON D’ABORD”

  2. Serge Makaya dit :

    On ne cessera de vous dire que BOA n’est plus de ce monde. Les français (excusez-moi d’insister sur eux, parce que ce sont eux qui font croire qu’il vivant) ou le Quai d’Orsay le sait. Nourredine et sa mère adoptive Sylvia Bongo dont aussi instrumentalisés par le Quai d’Orsay.

    Pascaline Bongo et Frédéric Bongo n’auront pu jamais quittés la présidence si cela ne leur avait pas été commandé par Paris. Ouvrez les yeux, peuple gabonais. La France est aux commandes du bateau Gabon et veut y rester maître. Elle cherche toujours le remplaçant de BOA. Il faut dire Je les Bongo ont été de très fidèles serviteurs du QUAI D’ORSAY, de très bons laquais. Ce que Jean Ping justement refuse d’être. D’où la méfiance de Paris vis à vis de Jean Ping, vainqueur des élections présidentielles de 2016.

    Jusqu’à quand allons continuer à jouer ce jeu humiliant du QUAI D’ORSAY ? Il faut que cela cesse au plus vite SVP.

  3. bima6 dit :

    Serge makaya, c’est la 6ieme bima à lbv! et nyamoué!! yawoué!!

  4. ndong dit :

    lequai d’orsay et les bongos sont toujours roi au gabon et empoisonnent qui ils veulent!
    ils ont à faire à des peuples zéro!

    l’uranium vilipandé
    le manganèse vilipandé
    le bois vilipandé
    le pétrole vilipandé
    les ressources halieutiques vilipandées
    les intellesctuels formés vilipandés
    les bourses campus frances vilipandées et complices
    le déni de justice au gabon, ils sont à l’origine tant qu’ils manipulent
    le refus d’exécution budgétraire au gabon, ils sont à la manoeuvre
    les fusillades pendant les emeutes, ils ordonnent le tir
    les résulats de chaque conseil de ministre, ils les scans à la loupe.
    je vous invite à ne pas perdre votre temps à vouloir changer les choses au gabon, vous allez perdre votre temps pour un résultat zéro.
    ne soyez ni opposant, ni ambitieux, ni intelligent, vous perdrez votre vie et votre énergie pr des choses qui sont au controle de l’occident.
    votre richesse ne l’exploitez pas pr le moment.
    vos intellos ne les former pas pr le moment
    vos idées cachéz les, ne servent à rien.
    aide toi et le ciel t’aidera. Amen.

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