Ayant échangé avec lui, mercredi, le président tchadien a dit se réjouir que l’état de santé de son homologue gabonais se soit nettement amélioré sept mois après «la tragique attaque qu’il a subie en Arabie saoudite».

Ali Bongo et Idriss Déby Itno, le 5 juin, à Libreville. © Communication présidentielle

 

Ali Bongo «va bien». C’est Idriss Déby Itno qui le dit. En visite de travail et d’amitié, le mercredi 5 juin à Libreville, le président tchadien a échangé quelques heures durant avec son homologue gabonais, dont il a constaté «une nette amélioration de sa santé», après «la tragique attaque qu’il a subie en Arabie saoudite» sept mois plus tôt. «Dieu merci, on est loin des inquiétudes qu’on avait», s’est-il réjoui.

Pour Idriss Déby Itno, le président gabonais, dont il souhaite qu’il prenne le temps de se rétablir complètement «sort de très loin».

Idriss Déby Itno, le 5 juin 2019, à Libreville. © Communication présidentielle

Les questions économiques et sécuritaires

Avec Ali Bongo, Idriss Déby Itno a également, «évoqué toutes les questions liées à la sous-région, à la Cemac» qu’il a présidée jusqu’en mars dernier. «Nous avons traversé des périodes difficiles sur le plan économique et financier. Le constat que nous avons fait dans nos échanges, c’est que la sous-région est en train de sortir de la crise et va vers une certaine embellie. Même si c’est long, on est déjà sûr d’en sortir», rapporte le président tchadien pour qui cette sortie de crise se justifie par les mesures adoptées par les tous les États membres de la Cemac lors du sommet extraordinaire de Yaoundé au Cameroun, en 2016.

«Ces mesures qui ont été mises en œuvre, explique-t-il, ont permis d’améliorer sensiblement notre compte d’opération. Sur ce plan, je pense que nous sommes au bout de nos peines et nous pouvons dire que le pire est derrière nous.»

Les deux chefs d’État ont également abordé la question sécuritaire dans la sous-région, avec les attaques incessantes de Boko Haram, la situation en Centrafrique, au Soudan et en Libye. «Ces pays sont voisins au Tchad, qui est présenté aujourd’hui comme une digue. Si ça cède, ce n’est pas bien. Nous essayons donc de tenir informés [les chefs d’État] sur l’évolution de cette situation sécuritaire qui n’est pas très bonne en ce moment, et qui ne nous promet pas un avenir meilleur», s’est inquiété Idriss Déby Itno.

 
 

2 Commentaires

  1. Ndong Alexis dit :

    Ah ah ah ! Quel beau spectacle ! On attend maintenant le roitelet de France pour boucler le spectacle. Pitié !

  2. Ondo dit :

    Il n’a plus que ça comme habits ? Quelle belle comédie. Tout ça pour gagner du temps ? Tout ça pour vouloir rester à tout prix au pouvoi ?

    Eh bien, sachez que, ni Laccruche, ni Nourredine ne deviendront président du Gabon. JAMAIS !!! Le choix du peuple est et restera Jean Ping. Et même la France qui n’en veut pas, qu’elle sache que son ingérence dans notre politique est terminée. Depuis 1960, la même France nous a toujours imposée son valet. Ce jeu diabolique est désormais terminé. Les gabonais d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. Vive Jean Ping, notre Président élu.

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