Déplorant le non-respect de la charte engageant les partis politiques de la majorité républicaine et la quasi mise au ban du Centre des libéraux réformateurs, le délégué général des Centristes, Nicole Asselé, n’a pas été tendre le week-end dernier avec ses «camarades d’hier». Elle les accuse d’inconstance et de dérapages multisectoriels.

Nicole Assélé, le 14 septembre 2019 à Libreville. © D.R.

 

Éberlué par la mise à l’écart du Cercle des libéraux réformateur (CLR) dans la gestion du pays, le tout nouveau délégué général du parti fondé par Jean Boniface Assélé n’a pas caché son amertume face à la crise qui secoue le Gabon. «Ceux qui prétendent détenir la réalité du pouvoir politique ont volontairement brisé les mécanismes politiques qui fondent le socle et le fonctionnement régulier de la majorité présidentielle», a affirmé le 14 septembre, le délégué général du CLR.

Si le constat et l’analyse semblent tardifs, pour Nicole Assélé «cette situation a une incidence réelle sur la vie économique, politique, démocratique et sociale du Gabon». Entre frustrations, visiblement consécuties à son débarquement à la direction générale de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP), et prise de conscience des risques qui guettent le pays, le nouveau patron du CLR n’a pas été tendre avec ses «amis» d’hier. Elle les accuse de briser le lien social noué entre le peuple gabonais et son président de la République, Ali Bongo.

«Le peuple gabonais subit de plein fouet les inconstances et les dérapages multisectoriels qui détournent notre pays des valeurs traditionnelles qui ont toujours cimenté notre vivre ensemble et construit notre fierté. Nous voici parfois tournés en dérision sur la scène politique et diplomatique, aussi bien sur le continent que dans le monde», a-t-elle souligné.

Invitant tous ceux qui exercent une parcelle de pouvoir à orienter ensemble leurs actes vers le bien du Gabon et le bonheur du peuple gabonais, Nicole Assélé a rappelé les paroles de l’Ecclésiaste( 3, 1-8) : «il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous le soleil, un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour se lamenter, et un temps pour agir ; un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements ; un temps pour se taire, et un temps pour parler». Visiblement, le CLR cherche à revenir au centre de l’action républicaine, mais le chemin sera long.

 
 

4 Commentaires

  1. Ari dit :

    Foutaises! CLR=PDG=AJEV vous etes tous des fossoyeurs de la democratie au Gabon.

  2. Desiré dit :

    un temps pour se taire,

  3. moundounga dit :

    Bjr. la rédemption pour tous. Bassé!

  4. moundounga dit :

    Bjr.Ce n’est que le début les positions vont changer radicalement au fur et a mesure que le jour apparaitra. Sinon honnêtement qu’est ce qui peut motiver NA à avoir un discours aussi vif……et orienter?

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