Tirant les leçons de la longue bataille judiciaire l’ayant finalement confirmé comme PDG de Satrammarine, Moustapha Aziz a désormais le regard tourné vers l’avenir. Il s’agit de relever plusieurs défis comme réorganiser le groupe et en faire «un leader dans ses métiers au service des infrastructures portuaires et maritimes».

Moustapha Aziz (photo) va initier plusieurs chantiers pour redonner des couleurs au groupe Satrammarine. © D.R.

 

Après une interminable bataille judiciaire amorcée en 2015 avec la famille du fondateur de Satrammarine, l’actuel PDG du groupe a finalement remporté ce bras de fer, en juillet dernier. Deux mois après cette victoire, Moustapha Aziz a voulu tirer les leçons de cette expérience. Pour lui, «dans un État de droit l’équité l’emporte toujours sur les injustices».

De même, «dans la gestion des entreprises, lorsqu’on a une équipe soudée, compétente et enthousiaste elle ne peut que réaliser des merveilles et garantir ainsi la pérennité de son entreprise. Lorsque ton entreprise est chargée d’une mission noble d’intérêt national, elle serait toujours animée par la fierté d’accomplir cette mission», a-t-il confié au magazine marocain “Innovant” d’octobre 2019.

Après le décès en juin 2015 de Lahcen Jakhoukh, fondateur de Satrammarine (anciennement Satram EGCA), sa famille a été surprise de découvrir trois actes chez un notaire. Le premier est un testament désignant son «ami», Moustapha Aziz, comme légataire universel. Le deuxième acte est une procuration de donation d’un tiers du patrimoine de Lahcen Jakhoukh à Moustapha Aziz. Et, le dernier document, enfin, une reconnaissance de dette d’une valeur de 10 millions d’euros (plus de 6,5 milliards de francs CFA).

Contestant l’authenticité du testament, la famille avait saisi la justice aux fins de l’annulation de ces trois actes juridiques. Au terme de moult actions en justice, la Cour de cassation de Rabat a validé, en juillet, l’exequatur du testament de Lahcen Jakhoukh, confortant Moustapha Aziz comme patron de Satrammarine et ses filiales (Drapor, Rimal le Sable Vert et Medocean).

Après ces années de «lutte» ayant négativement impacté les activités du groupe, les regards sont désormais tournés vers l’avenir. «La période que nous avons traversée depuis la mort de notre compagnon, Feu Lahcen Jakhoukh, en 2015, a été marquée par de fortes turbulences pour notre Groupe. Nous avons pu maitriser les facteurs qui en sont à l’origine et nous continuons à œuvrer dans l’objectif d’assainir complètement la situation critique héritée du passé, et de consolider davantage les fondations et les assises du Groupe. Nous avons rassuré nos partenaires, et donné plus d’espoir à notre personnel», a assuré Moustapha Aziz.

Concrètement, l’objectif du board managérial est de réorganiser Satrammarine et de faire évoluer son management pour le rendre plus réactif par rapport à son marché et à son environnement. Cela passe par une mobilisation mobiliser des ressources, à travers des accords de partenariat pour mieux consolider les programmes d’investissement du groupe.

«Nous projetons aussi le rayonnement du Groupe à l’international et particulièrement sur le marché africain pour diversifier ses débouchées et ses partenaires. Nous comptons enfin mettre en œuvre une stratégie à long terme pour faire de notre Groupe un leader dans ses métiers au service des infrastructures portuaires et maritimes», a conclu Moustapha Aziz.

 
 

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