Les députés et sénateurs gabonais ont été sensibilisés sur les questions relatives à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon. Cette campagne vise à les faire à l’atteinte de l’objectif «faim-zéro» d’ici à 2030.

Le Bureau de l’Alliance parlementaire sur les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle,
posant pour la postérité, le 1er octobre 2019. © Assemblée nationale

 

Le Gabon peut-il relever le défi «faim-zéro» d’ici à 2030? L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) y croit et souhaite mobiliser toutes les couches sociales et décisionnelles pour atteindre cet objectif. Dans sa stratégie de petits pas, elle organisée, le 1er octobre, une séance de sensibilisation sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle destinée aux sénateurs et députés.

L’ambition de cette sensibilisation est de permettre aux parlementaires d’être au fait des pratiques idoines, de cerner les faiblesses des politiques publiques actuelles en la matière pour mieux légiférer dans ce domaine.

Le Gabon importe un peu plus de 400 milliards de francs CFA de denrées par an, selon l’Agence gabonaise de Sécurité Alimentaire (Agasa). Une tendance que le gouvernement entend infléchir d’ici quelques années, à travers des initiatives visant à relancer efficacement les filières agricoles. Ces importations sont d’ailleurs à l’origine de la transformation des habitudes alimentaires, un terreau fertile pour certaines pathologies : surpoids, obésité, etc.

Au terme de la séance, une Alliance parlementaire sur les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle a été mise sur pied. Selon le représentant du Système des Nations unies au Gabon, Stephen Jackson, cette alliance permettra une lutte efficace pour la sécurité alimentaire. «Car, la faim ne diminue pas depuis trois ans et l’obésité est toujours à la hausse», a-t-il indiqué.

«Nous pensons que c’est un maillon qui manquait pour que le parlementaire gabonais qui est davantage en lien avec les populations, vienne apporter à sa pierre à l’édifice, pour accompagner ce mouvement qui veut déplacer les lignes en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle», a déclaré Yves-Fernand Manfoumbi, le secrétaire général de cette Alliance.

 
 

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