Libreville abritera le 6 novembre prochain la cérémonie officielle de lancement de la deuxième phase du Programme Wave (Central and west african virus epidemiology) pour la sécurité alimentaire. Avant cet événement, les journalistes ont été briefés sur les enjeux de ce rendez-vous consacré à la recherche et à la lutte contre les maladies du manioc.

Responsable de la Communication et des relations publiques du Programme Wave, Adja Aminata Ndiaye, le 30 octobre 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

© Gabonreview

A la faveur d’une rencontre avec le staff de la communication du programme Wave, les journalistes des médias nationaux et internationaux ont été édifiés sur les enjeux et les objectifs de ces assises qui se dérouleront le 6 novembre dans la capitale gabonaise.

Responsable de la Communication et des relations publiques de ce programme, Adja Aminata Ndiaye a présenté le Programme Wave comme ayant pour objectif de développer un système semencier de qualité et des mécanismes de veille et de riposte contre les maladies virales et divers ravageurs qui menacent principalement la culture du manioc. «Le manioc est une culture de subsistance et de rente pour les producteurs et une culture stratégique pour la sécurité alimentaire», a-t-elle expliqué.

Les produits dérivés multiples du manioc (gari, tapioca, pâte fermentée, attiéké, farine, amidon, chips, etc.) font l’objet de commerce sous régional et l’Afrique est le plus grand producteur mondial de manioc (57%) avec malheureusement le plus faible rendement moyen, car la culture du manioc y est sujette à plusieurs contraintes qui affectent sa productivité.

Parmi ces obstacles, la maladie de la Mosaïque Africaine du Manioc (Cassava Mosaic Disease, CMD) constitue la première contrainte de production du manioc car, pouvant entrainer 40 à 70% de perte de rendement. De plus, l’arrivée récente de la Maladie de la Striure Brune du Manioc (Cassava Brown Streak Disease, CBSD) en Afrique Centrale vient amplifier les contraintes à la production entrainant des pertes de rendement pouvant atteindre 90% voire 100%.

Pour Adja Aminata Ndiaye, «ces deux grandes maladies virales constituent une véritable menace à la production du manioc et par conséquent à la sécurité alimentaire en Afrique». «Il y a danger, mais la première chose est de mettre en place des politiques de riposte. Il y a donc nécessité de stopper ces maladies qui sont un grand danger pour nos populations», a-t-elle ajouté.

Après la première phase qui s’est déroulée de 2015 à 2019 grâce à l’appui financier de la Bill & Melinda Gates Foundation (USA) et du Department For International Development (Royaume Uni), le programme Wave entame le 6 novembre prochain sa seconde vie sous le sous le thème : “la force de l’union pour une productivité agricole durable en Afrique centrale et de l’Ouest“.

Au cours de cette rencontre, les parties prenantes exploreront les pistes de collaboration sur les projets d’intérêt commun pour contribuer à atteindre une sécurité alimentaire durable en Afrique. Ce sera l’occasion de présenter le programme Wave dans sa phase 2 aux parties prenantes et procéder au lancement officiel de ses activités. Il sera ainsi question de fédérer et de construire des alliances, des collaborations et des actions collectives contre les maladies virales des cultures en Afrique de l’ouest et du centre.

 
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW