Censée être lancée le 4 juillet, la grève annoncée par le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et l’électricité (Syntee+) n’aura plus lieu. Le syndicat a suspendu son préavis.

La Grève de la SEEG prévue pour ce 4 juillet a été suspendue. © Gabonreview

 

Le 21 juin, les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), membres du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et l’électricité (Syntee+), menaçaient d’entrer en grève illimitée sur l’ensemble du territoire national, ce 4 juillet 2019. Au nombre des revendications du Syntee+, l’audit des comptes de la période de réquisition (février 2018-février 2019) ; le paiement de la prime de résultat avec clarification des résultats de l’exercice 2018 en juin 2019 ; la régularisation totale par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de la situation des pensions retraites et des indemnités journalières de maternité du personnel SEEG en juin 2019.

Le Syntee+ exigeait tout aussi, l’annulation de l’application de la taxe de 7%, dénommée contribution pour les ordures ménagères à indexer sur les factures d’électricité des clients SEEG ; l’évacuation héliportée des agents accidentés dans les exploitations reculées pour une prise en charge rapide, avec création ou réhabilitation des infirmeries sur les sites de Tchimbélé, Kinguelé et Poubara. La direction générale de la SEEG disposait de deux semaines pour satisfaire les doléances de ses employés.

Ce préavis était censé expirer ce 3 juillet, mais il semble que les négociations ont été entamées. Ce qui a amené les syndicalistes à revoir leur décision. S’ils n’entrent plus en grève ce 4 juillet, le préavis court toujours puisque le Syntee+ promet de mettre à exécution son mouvement d’humeur si le 5 août, les pensions de leurs anciens collègues devenus retraités ne sont pas payées.

À en croire le porte-parole du Syntee+, la direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) s’est engagée à payer, au début du mois d’août, les pensions aux retraités de la SEEG. «Si ce n’est pas le cas, nous nous réservons le droit de rentrer en grève désormais sans aucune  négociation», a-t-il menacé, indiquant que le préavis court toujours.

 
 

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