Quelques jours après avoir déposé un préavis de grève à la direction générale de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et l’électricité (Syntee+) a été reçu par le ministre de l’Eau et l’énergie. Les syndiqués n’étant pas encore rassurés quant à la prise en compte de leurs revendications, le spectre de la grève dès le 17 décembre plane toujours.

Le Syntee+ reçu par Patrick Eyogho Edzang. © Gabonreview/capture d’écran

 

Les inquiétudes des agents de la SEEG demeurent. Le 6 décembre, le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et l’électricité (Syntee+) a adressé, au directeur général délégué de la SEEG, un préavis de grève annonçant le déclanchement d’un mouvement de protestation à compter du 17 décembre sur l’ensemble du territoire national.

5 jours après ledit préavis, le syndicat conduit par son président, Sandrine Ogoula, a été reçu par le ministre de l’Eau et l’énergie, Patrick Eyogho Edzang. «On avait un partenaire, c’était Véolia. Est-ce que Véolia revient ? Si ce n’est pas le cas, quelle est la nouvelle société qui va venir ? Et s’il y a nouvelle société, comment ça va se passer vis-à-vis de nos contrats de travail, vis-à-vis de nos actions, vis-à-vis de nos acquis sociaux ?», s’est interrogé Sandrine Ogoula à l’issue de la réunion.

Le syndicat réclame, entre autres, des précisions quant à la gestion du personnel en termes de «garantie des contrats et préservation des acquis sociaux» ainsi que des éclaircissements sur l’identité du repreneur et le «type de nouveau contrat».

Les revendications du Syntee+ intègrent également des audits de la SEEG pendant la période de réquisition (16 février 2018 – 16 février 2019) tout en déclarant n’avoir pas encore eu des garanties sur les différents points. «Rien n’est encore écrit et c’est pour cela que nous estimons que nous allons encore avoir une séance de travail. Mais auprès de notre direction générale, nous n’avons encore reçu aucune invitation à discuter sur la table», a poursuivi Sandrine Ogoula qui dénonce, pour ainsi dire, un certain mutisme de la nouvelle direction générale.

Répondant aux préoccupations des syndicalistes, Patrick Eyogho Edzang a affirmé que «la réquisition n’entrainera aucun licenciement sec du personnel». «Les acquis sociaux seront toujours maintenus en l’état, et bien entendu nous avons l’échéance du 16 février 2019 à respecter. Aujourd’hui, nous sommes prêts, l’Etat, a travaillé sur le dossier», a-t-il ajouté. Mais l’Etat gabonais est toujours en contentieux au Cirdi avec Véolia et jusque-là, a indiqué Patrick Eyogho Edzang à Gabonreview, le groupe français reste propriétaire de la SEEG avec 51% des parts. Certain cependant que «Veolia ne reviendra jamais au Gabon», il espère quant au contentieux «que tout va se passer dans les meilleures conditions».

Pour l’heure, les syndicalistes n’en démordent pas. Si les discussions ne sont pas engagées avec la direction générale, la grève pourrait être enclenchée le 17 décembre comme annoncé.

Auteur : Alix-Ida Mussavu

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8 Commentaire

  1. Ikobey dit :

    La poule aux oeufs d’or est morte.
    EVOLIA ne récupérera son argent qu’après des années de procédures juridiques, dégoutée de la malhonnêteté des partenaires gabonais.
    Contre qui faite-vous grève ? Vous auriez dû vous réveiller avant, il est trop tard.

  2. La Roma dit :

    En quelle année le délestage de la dizaine de racilles qui traine a le SEEG ?????

  3. diogene dit :

    Mince le sinistre de l’énergie vient de dire combien la nationalisation de dame SEEG était une pleine réussite…

  4. Djo dit :

    SEEG en bonne place parmi les FLEAUX nationaux.
    Et cette fois aucun “partenaire” étranger sur qui rejeter les responsabilités.
    Ah si! Tout ça fait partie de l’ “héritage”, n’est ce pas ?

  5. Dédé dit :

    Au moins là on est prévenu et on saura pourquoi ça coupe de partout

  6. Tony dit :

    Syntee cette fois faut pas lacher trop de désordre dans cette boite

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