Alors que la rumeur continue d’enfler sur les réseaux sociaux, la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) affirme qu’aucun décès de passager n’a été déploré ces derniers jours à bord d’un de ses trains voyageurs.

Un train voyageurs de Setrag stationné à la gare d’Owendo. © Setrag

 

Appuyée par des images, tantôt d’un corps en partance pour la morgue, tantôt de passagers attendant visiblement d’être indemnisés à la gare ferroviaire d’Owendo, la rumeur du décès d’un passager à bord du train voyageurs n°132, le 16 janvier, en provenance de Franceville, enfle sur les réseaux sociaux. La direction générale de Setrag assure qu’il n’en est rien, et condamne «des allégations» et des «agissements malveillants […] de nature à troubler l’opinion publique».

Réagissant, jeudi, sur le plateau du JT de Gabon 1ère, le conseiller en communication du ministre des Transports a indiqué que la rumeur est partie du fait que des passagers, à la gare de Booué, ont vu un homme allongé sur plusieurs sièges dans le train. Cet homme, M. Tsioba, a précisé Edgar Nziembi Doukaga, «était malade». Et si l’équipe de cabine s’étant rapprochée de lui a tenté de le dissuader de poursuivre son voyage pour être pris en charge médicalement, le passager a refusé. Ce qui a contraint l’équipe à lui faire signer un document dégageant Setrag de toute responsabilité en cas de décès au cours du trajet.

«A l’arrivée du train n°132 à la gare d’Owendo à 4h20mn, M. Tsioba est bien descendu de ce train, et a été pris en charge par ses parents», défend le ministère des Transports et de la Logistique, affirmant également qu’aucun cas de déshydratation de passager du même train n’a été enregistré comme l’attestent certains sur les réseaux sociaux.

Setrag pour sa part «rassure les populations et les voyageurs qu’une enquête est actuellement en cours pour faire la lumière sur cette affaire». La société de transport ferroviaire invite «toute personne détentrice d’une quelconque preuve concernant ce présumé décès dans le train» à «prendre attache avec les services de la police judiciaire».

 
 

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