Formée autour de Jean Ping, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) perçoit le coup de force manqué de lundi comme la preuve des luttes de clans au sein du pouvoir gabonais, qui tente de se maintenir. Elle n’y voit pas une véritable tentative de coup d’Etat.

Clay Martial Obame, porte-parole de la CNR, le 10 janvier 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

L’initiative de Kelly Ondo Obiang et ses compères, le 7 janvier à Radio Gabon, n’est pas perçue au sein de la CNR comme une véritable tentative de coup d’Etat. La Coalition réunie autour de Jean Ping craint, ce jeudi 10 janvier, que le pays ne connaisse «une nouvelle aggravation de la crise» née du «coup d’Etat militaro-électoral perpétré par le régime d’Ali Bongo» en août 2016.

Pour la Coalition qui continue de revendiquer la victoire supposée de son leader Jean Ping à la dernière présidentielle, les «nouveaux évènements sanglants» de lundi «étalent au grand jour la violence des luttes de clans au sein du régime, pour la conservation du pouvoir». Aussi, la CNR assure-t-elle que cette tentative de putsch manqué démontre que «la paix et la stabilité sont menacées au Gabon, et forcément aussi dans la sous-région». Sur cette menace d’instabilité, Clay Martial Obame, porte-parole de la Coalition, rappelle que l’opposant Jean Ping a plusieurs fois appelé l’attention de la communauté internationale.

«A la lumière de ce contexte, la communauté internationale ne peut continuer à ignorer que la crise gabonaise est d’abord liée à la non reconnaissance des résultats réels du scrutin de 2016 et la non-reconnaissance du candidat Jean Ping comme le président choisi par le peuple gabonais souverain. Elle ne saurait davantage se donner pour priorité d’arbitrer entre les factions qui luttent pour se maintenir au pouvoir, couvrant ainsi les manipulations successives des institutions», met en garde la CNR.

 
 

6 Commentaire

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    Gardez vos enfants à la maison : Ils ont décidé de s’entre-tuer. BWETE. /

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    Le gouvernement gabonais, encore moins le procureur de la République ou le B2 n’ont pas compétence pour gérer la mascarade de coup d’État qui a été présenté à la face du monde le lundi 7 janvier 2019 à Libreville.

    Le Général Grégoire Kouna, commandant en chef de la garde républicaine et son Directeur des renseignements le Colonel Frédéric Bongo en sont les principaux commanditaires et responsables.
    Ils doivent expliquer à toute la nation, le sens de cette farce de mauvais goût.

    Dans un pays qui se respecte, ces deux officiers devraient être mis aux arrêts immédiatement et jugés devant les hautes juridictions militaires compétentes.

    Tout militaire normalement instruit doit s’indigner face à l’instrumentalisation de ces jeunes soldats à l’avenir radieux qui ont été lourdement naïfs puisqu’à la fin traités de plaisantins par leurs commanditaires.

    Cette pratique est monnaie courante au Gabon depuis l’ère d’Omar Bongo Ondimba puis récurrente avec Ali Bongo Ondimba pour le maintien de cette famille au pouvoir.

    Officier Anonyme des FDS du Gabon.

  3. sergio dit :

    La CNR n’avait pas besoin de s’exprimer comme c’est à la mode en ce moment car ali lui-meme ne s’est jamais exprimé à ce sujet.

  4. Félix AYENET dit :

    « Coup d’état militaire? » Nous sommes un peu habitués à ce genre de farce qui consiste à distraire ou à détourner l’opinion nationale et internationale sur les vraies préoccupations des populations gabonaises. Nous avons encore en mémoire le cas du « terroriste » Aba’a Minko. Au fait que devient-il?

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