Entre appel au «châtiment» des mutins, hommage aux militaires ayant rendu possible leur arrestation et dénonciation de l’acte «antidémocratique», des personnalités, partis et mouvements politiques gabonais et étrangers continuent de réagir à la tentative de putsch du lundi 7 janvier. Quelques extraits.

Des traces de sang visibles à la Maison Georges Rawiri. © Gabonreview

 

Après la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères ayant condamné «toute tentative de changement de régime extraconstitutionnel» et Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine qui, dans un tweet, a exprimé «le rejet total de l’UA de tout changement inconstitutionnel de pouvoir», d’autres dirigeants politiques au plan international ont réagi suite au putsch manqué au Gabon, le 7 janvier. C’est le cas de Muhammadu Buhari ayant appelé, lui aussi, au respect de la Constitution et de la démocratie.

«Les officiers militaires au Gabon devraient comprendre que l’ère des coups d’État militaires et des gouvernements en Afrique et dans le monde entier est révolue. La démocratie est suprême et les dispositions constitutionnelles relatives au changement d’administration pacifique doivent être respectées. C’est le seul moyen de garantir la paix et la stabilité non seulement dans le pays, mais également dans la région», a déclaré le président nigérian et président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour rappel, de 1983 à 1985, Muhammadu Buhari avait lui-même dirigé le Nigéria à la suite d’un coup d’Etat.

Les “Alistes”. © D.R.

Sur le plan national, d’autres acteurs politiques ont également réagi, à l’instar du mouvement pro-Ali Bongo baptisé «Alistes», qui condamne un «acte de haute trahison envers la nation». «Nous demandons que les commanditaires et les complices soient sévèrement châtiés et traduits en justice sans tout autre forme de procès selon les lois et règlements en vigueur», déclare le porte-parole du mouvement, appelant au «ressaisissement et à la vigilance» des Gabonais.

Tony Ondo Mba, leader de RV. © D.R.

Si pour les «Alistes» l’initiative du commando éphémère révèle que «l’heure est grave», au sein du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV), on félicite plutôt l’action des forces de sécurité et de défense ayant permis de faire échouer le coup d’Etat. «Le RV ne connaît pas de façon autre d’accéder au pouvoir que celle des urnes, et condamne par conséquent avec la plus grande énergie et la plus grande fermeté toute velléité de prise de pouvoir anticonstitutionnelle d’où qu’elle vienne», réagit Tony Ondo Mba, président de ce parti membre de la majorité.

 
 

1 Commentaire

  1. diogene dit :

    «toute tentative de changement de régime extraconstitutionnel» veulent ils parler des élections présidentielles falsifiées depuis 50 ans ou de l’Ali sans acte de naissance ou des raturages de Marie Madeleine?
    Appel ” au respect de la Constitution et de la démocratie.”
    Constitution girouette et démocrature sont elles respectables ?

    Quant aux courtisans du roi demi fou, s’ils avaient une poussière de sagesse ils prépareraient leurs valises car ils feront de merveilleux boucs émissaires à la chute de ce régime agonisant.

    L’indignation à géométrie variable s’appelle l’hypocrisie.

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