Lancées, mardi, les Rencontres nationales du tourisme devraient, selon Justin Ndoundangoye, conduire à la mise en place d’une stratégie nationale visant à développer le secteur touristique au Gabon.

Des participants de l’atelier «Infrastructures, aménagement et foncier», le 10 juillet 2019. © Facebook/RNDT

 

Annoncées quelques mois plus tôt, les premières Rencontres nationales du tourisme (RNDT) ont officiellement été lancées, mardi 9 juillet, à Libreville, par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale. Organisées par le ministère des Transports et du Tourisme sous le thème «Quelle stratégie pour développer l’industrie du tourisme au Gabon ?», ces assises prévues pour cinq jours devraient aboutir, selon Justin Ndoundangoye, à «la validation de la stratégie nationale en matière de tourisme». L’objectif étant de permettre au secteur de connaître enfin son essor, en s’appuyant sur le potentiel naturel du pays.

Pour la construction de ce plan stratégique, les différents acteurs du secteur planchent déjà sur trois principaux points répartis en ateliers. «Le premier porte sur le cadre institutionnel et règlementaire, informe le ministre du Tourisme. Il s’agira de mettre en place l’ensemble des textes de loi et arrêtés qui permettront au gouvernement et aux opérateurs de mener à bien la politique du tourisme telle qu’inscrite dans le Plan stratégique Gabon émergent.»

Justin Ndoundangoye visitant les stands, et moments des travaux en atelier. © Facebook/RNDT

Les RNDT, selon Justin Ndoundangoye, permettront également de parvenir à la présentation d’«une offre de formation dans le domaine touristique» pour les jeunes gabonais intéressés au secteur. Il s’agira, précise le ministre, de «mettre en place un répertoire des métiers et compétences liés au tourisme, et [construire] des centres de formation pour valoriser les métiers du secteur».

Au cours de ces jours de réflexion, les participants travailleront sur d’autres questions, notamment celles liées à la réhabilitation des infrastructures touristiques, à la promotion de la destination Gabon et à l’accessibilité pour les étrangers, mais aussi pour les résidents en vue du développement du tourisme domestique.

Ravie de la qualité des échanges, Karine Arrissani est déjà convaincue de ce qu’«enfin le Gabon aura une stratégie nationale du tourisme». Aussi, la directrice générale de l’Agence gabonaise de tourisme (Agatour) précise-t-elle qu’«une stratégie, c’est à long terme». Or, promet-elle, «la stratégie que nous allons mettre en place ira jusqu’en 2025».

 
 

1 Commentaire

  1. Robert Dumo dit :

    Le tourisme peut en effet être une belle carte à jouer pour le Gabon MAIS car il y a un MAIS et de taille pourtant très facilement réparable. Il s’agit :
    – de l’accueil à l’aèroport ou au port (police, douaniers) acceuil souvent déplorable dénué de tout sens commercial et de souplesse.
    – des dizaines et des dizaines de “contôles” (plutôt des payages) installés sur les routes (Oyem et Lambaréné par ex) contrôles – pas toujours polis – qui rebutent nombre de touristes qui se sentent surveillés en permanence sans compter l’image du pays que donnent ces payages par les corps habillés (il y en a peut-être des faux dedans)
    – idem dans LBV et POG où ils sont absolument partout. Quelle image !!!
    Je peux assurer – puisque je l’ai vécu chez moi – que cette situation fait beaucoup de mal au pays; certains de mes visiteurs, ne supportant pas cette situation, ont écourté leur séjour (10 jrs au lieu de25) et sont partis pour le Sénégal ou le Maroc pour dépenser leur argent – et ils en avaient – en se jurant de faire de la pub pour le Gabon et de ne jamais plus y remettre les pieds.Quant à moi, je n’invite plus personne.
    Si on est incapable de régler ce problème, il est inutile de tirer des plans sur la comête concernant le développement du tourisme.

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