Pour avoir demandé à Ali Bongo l’acte administratif autorisant son directeur de cabinet à initier une “Tournée républicaine”, Etienne Francky Meba Ondo a été démis de ses fonctions par son patron, le ministre de l’Enseignement supérieur,  Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, qui semble craindre pour son poste au gouvernement.

Etienne Francky Meba Ondo a été démis de son poste de directeur adjoint du cabinet politique de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou. © D.R.

 

Le président de l’Union et solidarité (US) n’a pas perdu du temps pour remettre de l’ordre dans ses rangs. Jean de Dieu Moukagni-Iwangou n’a pas du tout apprécié la sortie de son collaborateur sur la tournée de Brice Laccruche Alihanga. Dans une lettre adressée à Ali Bongo, Etienne Francky Meba Ondo, exigeait l’acte administratif signé du chef de l’État autorisant son directeur de cabinet à initier une “tournée républicaine”.

Au lendemain de cette sortie considérée à l’US comme un crime de lèse-majesté, Etienne Francky Meba Ondo a été démis de ses fonctions. «Vous êtes relevé de vos fonctions de chargé d’études auprès du ministre en charge de l’Enseignement supérieur», indique une correspondance datée du 23 juillet 2019, alors que les faits se sont déroulés le 23 septembre 2019.

Dans cette correspondance, Moukagni-Iwangou rappelle à son collaborateur qu’en tant que membre de son cabinet ministériel, il était tenu «par le devoir de réserve vis-à-vis des pouvoirs publics». «Vous vous êtes affranchi de toutes les convenances dues aux autorités dont vous relevez», souligne la correspondance qui précise que cette attitude a posé le problème de son maintien au poste de chargé d’études. «S’agissant de votre remplacement, le chef de l’État se réserve d’y pourvoir en tant que de besoin».

Dans une autre correspondance datant également du mois de juillet 2019, Etienne Francky Meba Ondo a été démis de son poste de directeur adjoint du cabinet politique de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, président exécutif de l’Union et solidarité (US). Ce dernier reproche à son directeur de cabinet d’avoir refusé de l’accompagner lors de son déplacement dans la Ngounié pour recevoir Brice Laccruche Alihanga. «J’ai appris ultérieurement votre refus qui tient à des raisons que je n’ai pas à exposer ici et par message vous m’avez exprimé votre sentiment devant l’émoi que susciteraient mes images dans l’opinion», indique la correspondance. «J’ai découvert à Mouila qu’en fait l’émoi, c’est vous qui avez choisi de le créer en vous adressant au chef de l’État», poursuit le président de l’US qui estime que cette attitude est une marque de déloyauté.

Si les dates de signature des deux correspondances remontent au mois de juillet alors que les faits reprochés à Etienne Francky Meba Ondo datent de septembre, ce dernier qui dit prendre acte de ces décisions est très étonné de l’attitude de son ancien mentor. «Le Magistrat n’a pas vérifié et respecté ces détails. Il a juste signé ? Je ne reconnais pas mon président dans ces approximations», s’est-il attristé.

 
 

2 Commentaires

  1. Mezzah dit :

    Vous pouvez être fier, Monsieur Meba Ondo. Vous avez choisi le bon camp. Le temps ne se trompe pas.

  2. Makaya de Bouassa Medzo dit :

    “Il ne reconnais pas son “president” dans ces approximations”.
    Pitié infinie de ce pauivre pays….

    Et à croire que, gràce à Internet, le monde entier lit tout ceci au sujet de cette pauvre republique banania….
    Roulez ….

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