La Police judiciaire (PJ) a mis la main sur Édouard Mambenda, le 8 janvier à Koulamoutou. Enseignant à Lastoursville, ce Gabonais était à la tête d’un réseau de trafic d’ivoire dans l’Ogooué-Lolo.

A la tête d’un réseau de trafic d’ivoire, Édouard Mambenda a été appréhendé, le 8 janvier 2019 à Koulamoutou. © D.R.

 

L’opération de lutte contre le trafic d’ivoire vient de réaliser une nouvelle prise dans l’Ogooué-Lolo. Le 8 janvier à Koulamoutou, un enseignant et ses complices ont été interceptés en possession de 60 kg d’ivoire. Une prise réalisée par une équipe composée des agents de la Police judiciaire (PJ) et des Eaux et Forêts, avec l’appui de l’ONG Conservation Justice.

Les faits se sont déroulés aux environs de 11 heures. Plusieurs informations concordantes faisaient état d’un groupe de personnes qui pratiquaient la chasse d’éléphants pour la vente de leur ivoire. Après plusieurs investigations, les informations reçues révélaient une transaction imminente relative à l’ivoire. La PJ va déployer ses éléments pour recouper l’information.

Une fois sur les lieux, une personne de bonne foi indiquera aux agents l’endroit exact où se trouvaient les présumés trafiquants. La source a précisé que ces derniers ont transporté deux gros sacs de riz contenant de l’ivoire. Les agents passent alors à l’offensive et tombent sur Jean Blaise Makita et Constantin Miyona, tous deux Gabonais. Ils ont été pris en flagrant délit de détention et de vente des sept pointes d’ivoire sectionnées en plusieurs morceaux.

Conduits au poste de police de Koulamoutou, ils ont cité Édouard Mambenda (Gabonais), enseignant à Lastoursville, comme le cerveau de la bande. Selon ses complices, c’est ce dernier qui aurait fourni l’arme et les munitions de calibre 458 qui ont permis d’abattre quatre pachydermes. Il a été interpellé à son tour à Lastoursville. La perquisition de son domicile a permis de saisir l’arme.

Les mis en cause seront présentés devant le Tribunal de Première Instance de Libreville, pour répondre des faits de trafic d’ivoire en bande organisée. Ils risquent jusqu’à 20 ans d’emprisonnement, conformément aux dispositions des articles 150 et 585 du Code pénal.

 
 

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