En raison d’une erreur de forme, le tribunal de Mouila avait déjà mis fin aux poursuites contre le préfet de Mayumba, Eugène Nziengui, impliqué, avec sa compagne, dans une affaire de trafic d’ivoire. Statuant, une nouvelle fois, le 11 juin, sur cette affaire le même tribunal a infligé à ce dernier une peine de 45 jours d’emprisonnement dont 15 avec sursis.

Devant pourtant montrer le bon exemple, le préfet Eugène Nziengui a écopé d’une peine de 45 jours d’emprisonnement dont 15 avec sursis. © D.R.

 

Face à la volonté des Organisation non gouvernementales (ONG) et autres associations de protection de la nature et de l’environnement d’aider à la lutte contre les trafics des produits et trophées issus de la faune et de la flore, le gouvernement semble piétiner. C’est en tout cas ce que ressent l’ONG Conservation Justice qui rapporte ce mardi 11 juin la décision du tribunal de Mouila, dans la province de la Ngounié.

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Le tribunal de Mouila s’est une nouvelle fois penché sur le cas sus-cité de trafic d’ivoire après quelques renvois. Pour ce «grave» délit, notamment la détention et de la commercialisation d’ivoire, produit d’une espèce intégralement protégée (éléphant), le préfet de Mayumba, Eugène Nziengui, arrêté avec sa compagne, n’a écopé que d’une peine de 45 jours d’emprisonnement dont 15 avec sursis. «Des sanctions qui pourraient ne pas avoir une grande influence sur la lutte contre le trafic des produits et des espèces protégées», regrette l’ONG qui estime que la peine infligée au préfet est «peu dissuasive».

Ayant déjà fait un mois de détention depuis son arrestation, il a été remis en liberté. Il devra payer une amende de 100.000 francs CFA et des dommage-intérêts d’un montant de 3 millions de francs CFA. Sa concubine, Mariette Kogue Moukambi, a quant à elle été condamnée à trois mois de prison dont un avec sursis. Elle est également condamnée à payer la même amende que son compagnon, ainsi que les mêmes dommages.

Dans le sillage de ces verdicts au tribunal de Tchibanga, dans la province de la Nyanga, Florian Nziengui Mihindou et Ulrich Mihindou Mihindou, les complices du couple, poursuivis pour le même délit que le préfet, ont été condamnés à 6 mois de prison fermes et 250.000 francs CFA d’amende, chacun. «Les fournisseurs ont donc été plus sévèrement punis que les acheteurs et revendeurs, ce qui laisse planer certaines questions», note l’ONG. Militant pour des peines plus fortes, Conservation Justice estime que le préfet se devait de montrer le bon exemple d’autant plus qu’il est bien informé de la législation et des risques encourus.

 
 

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